Prolongation de l'état d'urgence : la droite pose ses conditions

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Prolongation de l'état d'urgence : la droite pose ses conditions
Prolongation de l'état d'urgence : la droite pose ses conditions

Quelle image donnera ce soir l'opposition lors du débat sur la prolongation de l'état d'urgence, discuté puis voté à l'Assemblée nationale ? « Cela risque d'être... assez ferme », euphémise déjà un parlementaire des Républicains (LR), laissant présager des discussions tendues avec le gouvernement. Quitte à revivre la séance agitée qui avait suivi les attentats du 13 Novembre ? « C'est pas le but. Mais s'il faut se faire entendre... »

Hier soir, à l'occasion d'un bureau politique extraordinaire des Républicains, Nicolas Sarkozy et les siens ont défini la stratégie des jours à venir : d'accord pour soutenir le texte, mais pas sans certaines conditions. « On propose un deal. Une façon de dire qu'on ne donne pas un blanc-seing au gouvernement pour voter la prolongation de l'état d'urgence », explique son entourage. Dix propositions sont ainsi formulées, comme « l'expulsion en urgence absolue de tout étranger ayant des connexions avec un groupe terroriste », « la prolongation de l'état d'urgence pour au moins six mois, voire au-delà, pour prendre en compte les échéances de l'année 2017 », ou encore « la création d'un nombre de centres de déradicalisation à la hauteur des besoins ».

 

La primaire n'est jamais loin

« Bien, mais insuffisant », a réagi dans la foulée Jean-François Copé, selon qui la droite devrait aller encore plus loin, préconisant carrément « un plan de bataille contre le terrorisme islamiste », dit-il, avec 50 000 « emplois dans le régalien ». Même position pour Nathalie Kosciusko-Morizet, elle aussi candidate à la primaire, qui souhaiterait faire interdire le salafisme en France, de manière à pouvoir fermer les mosquées salafistes sur l'exemple des sectes. Ce à quoi Sarkozy lui a répondu que cette proposition devait s'inscrire dans un débat plus large sur l'islam de France.

Un Nicolas Sarkozy qui, au passage, en a profité pour étriller Alain Juppé ...

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