Prolongation de deux ans du crédit d'impôt sur l'agriculture biologique

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L'agriculture biologique dispose encore d'une importante marge de progression dans nos frontières.
L'agriculture biologique dispose encore d'une importante marge de progression dans nos frontières.

Interviewé il y a quelques jours par nos confrères du magazine Terra Eco, l'agronome et géographe Jacques Caplat en est persuadé : l'agriculture biologique peut grandement aider à nourrir l'ensemble de la planète, pour peu qu'elle fasse l'objet d'un soutien politique renforcé ? et indéfectible -, mais aussi que les populations croient en ses vertus.


Il faut cependant composer avec la puissance des lobbies agricole et des pesticides dans les pays occidentaux, bien déterminés à faire perdurer le modèle actuel, quand bien même celui-ci a montré ses limites, aggravant notamment la pollution des nappes phréatiques. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, la précédente majorité avait de son côté fixé un objectif de 20 % de surface agricole utile (SAU) dédiés au bio d'ici 2020. La crise économique est malheureusement venue doucher l'enthousiasme des pouvoirs publics et diminuer leur marge de manoeuvre, le rendant au bout du compte inaccessible.


L'actuel gouvernement a revu les prétentions étatiques très nettement à la baisse, n'ambitionnant plus « que » 7 % à l'horizon 2017. Cet objectif-ci paraît dans les cordes de Paris et pour optimiser les chances de concrétisation, l'Assemblée nationale a prolongé de deux ans vendredi, sur proposition du gouvernement, le crédit d'impôt alloué à l'agriculture biologique.



Les importations de produits bio sont en baisse


L'idée est évidemment de favoriser l'essor de ce mode de production respectueux de la planète et des hommes, en plus d'être « créateur d'emplois » et de faire « l'objet d'une demande nationale forte », souligne l'amendement gouvernemental adopté par les députés dans le cadre du budget rectificatif pour 2012.


Et le site Internet Campagnesetenvironnement.fr d'ajouter : « Le Centre d'études et de prospective du ministère de l'Agriculture publiait le 24 octobre dernier un rapport chiffrant à près de dix-huit mille six cents le nombre d'exploitations dont le mode de production pourrait s'orienter vers le bio d'ici 2015, pour atteindre 5,5 % de la SAU française, contre 3,1 % aujourd'hui. » Un pourcentage encourageant auquel il faut associer une autre bonne nouvelle : le recul de 38 à 30 % de la part des importations de produits bio en France depuis 2009.


Et comme rien n'indique que la tendance s'inverse...


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