Projet Flam : une allocation pour encourager la consommation de fruits et légumes

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L'allocation accordée aux familles les plus défavorisées par la commune de Saint-Denis prend la forme de bons d'achats. À travers ce projet, le ministère de la Santé souhaite participer au retour de l'équilibre alimentaire dans les foyers les moins aisés.

Les publicités ne cessent de le rappeler: «Il faut manger cinq fruits et légumes par jour». Oui mais voilà, ces produits sains ne sont pas toujours accessibles aux populations les plus défavorisées en raison de leur coût. Pour remédier à ce problème, le ministère de la Santé lance le projet «Flam» (Fruits et légumes à la maison) qui vise à encourager la consommation de fruits et légumes dans la commune de Saint-Denis, en région parisienne.

Citée dans les colonnes du Parisien , Camille de Brauer-Buscail, médecin chargée de diriger le projet Flam, déclare: «Dans les territoires les plus pauvres, l'alimentation est un enjeu de santé publique, car les fruits et légumes dont la consommation réduit le risque de maladies, coûtent cher». Autrement dit, une famille pauvre a généralement une qualité d'alimentation inférieure à celle d'une famille plus aisée.

» A lire aussi: Ces 107 produits qui fâchent les adeptes du «manger sain»

C'est pourquoi une centaine de familles défavorisées composée d'au moins un enfant entre trois et dix ans ont été sélectionnées par des associations pour recevoir des bons d'achat d'une valeur allant de 16 à 24 euros par mois dans le but d'acheter des fruits et légumes. Ces bons d'achat utilisables aussi bien dans les supermarchés de Saint-Denis qu'auprès des vendeurs du marché peuvent servir à acheter des produits frais, surgelés ou même en conserve et en compote.

Des ateliers pour apprendre à manger équilibré

Plus qu'un projet, «Flam» se veut être une véritable étude. En effet, le but est «d'observer si le fait de lever le frein financier va réellement favoriser l'achat et la consommation, au sein des familles», peut-on lire sur le site de la ville de Saint-Denis. Un suivi sera donc réalisé auprès des familles sélectionnées qui devront répondre à trois questionnaires sur leur manière de consommer les produits alimentaires au début, au milieu et à la fin de l'étude (au bout d'un an). En cas de succès, l'opération pourrait être pérennisée et étendue à d'autres communes.

Pour accompagner les familles, des ateliers cuisine sont mis en place dans les maisons de quartiers. La présence d'une diététicienne-nutritionniste permet d'apporter de plus amples informations aux parents comme aux enfants et de leur fournir des indications sur l'équilibre alimentaire. Reste à attendre le premier bilan. Si celui-ci s'avère positif, une véritable allocation fruits et légumes pourrait voir le jour pour faire la promotion du «manger sain».

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  • mcarre1 il y a 11 mois

    M'enfin?! Les fruits et légumes coûtent moins cher que les viandes, les plats tout prêts, les pizzas, les chips, les sodas, les confiseries, ...etc!