Projet de résolution US sur les combattants étrangers à l'Onu

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NATIONS UNIES, 9 septembre (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a l'intention de demander aux Etats membres "de prévenir et de faire cesser" le recrutement et les déplacements des candidats au djihad qui partent rejoindre les groupes radicaux comme l'Etat islamique en faisant en sorte que ces pratiques soient considérées comme une infraction pénale grave. Les Etats-Unis ont fait circuler lundi soir un projet de résolution adressé aux 15 membres du Conseil de sécurité. Ils espèrent que ce texte sera adopté à l'unanimité lors d'une réunion qui sera présidée par Barack Obama le 24 septembre. Ce projet de résolution invoque le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, ce qui la rend juridiquement contraignante pour les 193 Etats membres de l'Onu et donne au Conseil de sécurité autorité pour mettre en oeuvre des décisions avec sanctions économiques ou recours à la force. Le projet de résolution ne prévoit toutefois pas l'usage de la force militaire pour régler la question des combattants étrangers. Le projet de résolution vise les combattants étrangers en général se rendant dans n'importe quelle zone de conflit, mais vise particulièrement l'Etat islamique qui contrôle désormais une partie des territoires syrien et irakien où ils a proclamé l'instauration d'un califat. Le Front al Nosra, la branche d'Al Qaïda en Syrie, est également visé par ce texte. Selon les chiffres cités par Peter Neumann, professeur au King's College de Londres, 12.000 combattants de 74 pays se sont rendus en Syrie et en Irak pour lutter aux côtés de groupes extrémistes. "C'est sans conteste la mobilisation de combattants étrangers la plus importante depuis la guerre d'Afghanistan dans les années 80", a déclaré lundi à la presse le professeur en soulignant que le conflit afghan avait mené à la création d'Al Qaïda. Le projet de résolution américain appelle les Etats à demander aux compagnies aériennes sous leur juridiction de fournir "aux autorités nationales compétentes" des informations concernant les individus qui font l'objet de sanctions des Nations unies afin de détecter les départs suspects, ainsi que les tentatives d'entrée ou de transit par leur territoire. (Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)

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