Projet de loi sur le renseignement : qui s'y oppose ?

le , mis à jour à 14:02
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Projet de loi sur le renseignement : qui s'y oppose ?
Projet de loi sur le renseignement : qui s'y oppose ?

Le projet de loi sur le renseignement, qui sera examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale, fédère contre lui, outre des élus, une myriade d'organisations et de corporations. Destiné à renforcer le pouvoir des services, tout en encadrant leur activité, le texte est jugé liberticide par ses opposants, tandis que certains s'inquiètent de possibles conséquences néfastes sur l'économie. Des arguments balayés par Bernard Cazeneuve, dans les colonnes de «Libération», samedi matin : «Parler de surveillance généralisée est un mensonge !».

Des élus. Evidemment, les responsables politiques sont partagés, même si le projet gouvernemental devrait passer en raison du soutien de l'UMP au nom de la lutte contre le terrorisme. Des députés de tous bords, comme l'UMP Lionel Tardy et l'UDI Hervé Morin, ainsi que plusieurs élus écologistes et socialistes, dont Christian Paul et Cécile Duflot, ont déposé des amendements visant à éviter les dérives possibles en matière de surveillance et à renforcer le contrôle indépendant des pratiques des services. Dans l'Hémicycle, l'un des plus ardents adversaires au texte dans sa forme actuelle est l'écologiste Sergio Coronado, qui craint une «surveillance de masse». Selon le «Canard enchaîné», la Garde des Sceaux elle-même, Christiane Taubira, considérerait que cette loi serait «aux antipodes de (ses) idées». En commission, elle avait exprimé des réserves sur l'intégration du renseignement pénitentiaire dans la communauté du renseignement, ce qui conduirait, selon elle, à confondre les missions de la Justice et de l'Intérieur. Le Front national a, pour sa part, créé une pétition contre le texte.

Des organes de l'Etat. Plusieurs autorités administratives ont exprimé leurs réticences. A commencer par le Conseil national du numérique (CNNum) qui voit d'un mauvais œil les «boîtes noires» : ces fameux algorithmes qui, mis en place sur les réseaux des ...

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  • danielk6 le dimanche 12 avr 2015 à 17:53

    et cela pour avoir plus de renseignements sur les prochaines élections!

  • birmon le samedi 11 avr 2015 à 14:52

    Le nouvel outil du renseignement est facile à justifier pour assurer la sécurité intérieure. Le problème est qu'il sera entre les mains du pouvoir socialiste et en particulier de sa justice.Les socialistes ne sont pas foncièrement démocrates. Leuros manipulation de la justice à des fins politiques est manifeste. Cette loi est liberticide entre leurs mains.