Projet de loi sur le renseignement: à la veille du vote, le lobbying des opposants

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Projet de loi sur le renseignement: à la veille du vote, le lobbying des opposants
Projet de loi sur le renseignement: à la veille du vote, le lobbying des opposants

A la veille du vote à l'Assemblée nationale du projet de loi controversé sur le renseignement, les opposants à ce texte jugé "liberticide" se sont mobilisés dans la rue et sur internet pour rallier les députés à leur cause et sensibiliser l'opinion.En fin d'après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur l'esplanade des Invalides, à Paris, à l'appel d'une multitude d'associations (Ligue des droits de l'Homme, Génépi, Amnesty international, etc.), de syndicats (Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, CGT Police, etc.) et de partis politiques (EELV, PCF, Parti de Gauche) pour être "entendus, pas écoutés", comme l'a résumé une pancarte.Ils craignent la perspective d'une surveillance de masse, sans contrôle suffisant et en appellent aux députés pour amender ou abandonner le projet de loi."Demain, ne votez pas ce texte", a exhorté au micro Laurence Buisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. Elle a dénoncé un texte qui, "sous prétexte d'encadrer l'activité des services de renseignement va très loin dans la capacité de surveillance des citoyens", pointant en particulier les techniques "intrusives, attentatoires aux libertés", qui seraient légalisées, comme les boîtes noires ou les Imsi-catchers."C'est un vrai bras d'honneur envoyé aux militants, aux lanceurs d'alerte", a estimé Olivier Besancenot, présent au rassemblement parisien, soulignant toutefois qu'"il y a un grand mouvement d'opinion qui peut bloquer cette loi".Présidente d'Amnesty international France, Geneviève Garrigos regrette qu'"on tend[e] à rendre légal ce qui ne devrait pas l'être". "Ce que nous voulons, c'est des garanties pour la protection de nos droits", que le citoyen soit "respecté dans son droit à la vie privée, à la liberté d'expression", explique-t-elle.A Toulouse, environ trois cents ...

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