Projet de gazoduc entre le Japon et la Russie

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(Commodesk) Gazprom a annoncé le 3 mai un projet de gazoduc pour livrer au Japon du gaz russe, solution alternative au GNL.

En effet, depuis l'arrêt de la plupart de ses centrales nucléaires, le Japon est le premier importateur mondial de gaz naturel liquéfié, livré par méthaniers.

Le tracé précis du futur gazoduc n'a pas encore été arrêté avec le consortium japonais Japan Far East Gas, mais partirait de Vladivostok.

Les Russes trouveront des précédents dans leurs cartons. En effet, avant la visite du consortium chez Gasprom, Vladimir Poutine avait annoncé en 2004 un projet d'oléoduc (et non de gazoduc). Un protocole d'accord avait alors été signé pour relier l'archipel à Nakhoda, en Sibérie, en franchissant la mer du Japon. Ce projet à 12 millions de dollars est resté au stade de l'étude, rencontrant l'opposition des écologistes, défenseurs de la baie de Perevoznaya et du tigre de Sibérie. Ironie de l'histoire, l'oléoduc sibérien aurait, à l'époque, alimenté le Japon en pétrole des îles de Sakhaline, ex-territoire japonais occupé par la Russie dans les derniers jours de la Seconde guerre mondiale. Le négociant Itochu et  l'aciériste Tokyo Gas and Nippon Steel soutenaient cet oléoduc de 4118 km de long.

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