Progrès de l'offensive de l'armée syrienne au sud d'Alep-OSDH

le
0

BEYROUTH, 17 octobre (Reuters) - L'armée syrienne soutenue par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais a progressé samedi dans son offensive face aux rebelles et aux djihadistes de l'Etat islamique dans la région d'Alep, indique l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Lancée vendredi, cette tentative de reconquête de territoires situés dans le nord du pays fait partie d'une stratégie d'ensemble des forces soutenant Bachar al Assad avec l'appui aérien de la Russie. L'offensive s'est pour l'instant concentrée sur les environs d'Alep, ville de deux millions d'habitants et capitale économique et industrielle de la Syrie. L'OSDH précise que l'armée et ses alliés ont repris trois villages après de violents combats et que 17 combattants et huit soldats ou miliciens ont été tués. Les forces pro-Assad tentent également de progresser à l'est de l'agglomération en direction de l'aéroport militaire de Koueires assiégé par des djihadistes de l'EI et d'autres insurgés. La chaîne de télévision Al Manar, appartenant au Hezbollah, a annoncé que les forces syriennes avaient repris le village d'Houaïdja en direction de Koueires. D'intenses combats se poursuivent dans plusieurs autres localités. L'armée syrienne tente également de reprendre des zones perdues au cours des derniers mois dans les provinces de Hama, Idlib et Lattaquié ainsi qu'au nord de Homs, autour de la capitale Damas et dans province de Deraa au sud, près de la frontière jordanienne. Des combats ont été signalés à Talbiseh, enclave rebelle au nord de Homs qui est la cible d'intenses bombardements de l'aviation russe depuis deux semaines. L'OSDH indique qu'au moins 72 personnes, dont 31 femmes et enfants, ont été tuées au cours des dernières 48 heures dans l'offensive à Homs. A Moscou, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que l'opération militaire conduite par la Russie en Syrie ne visait pas à maintenir au pouvoir Bachar al Assad mais à vaincre l'Etat islamique. "Peu importe qui sera à la tête (du pays). Nous ne voulons pas que l'EI dirige la Syrie, n'est-ce pas ? Cela doit être un gouvernement civilisé et légitime", a dit Medvedev sur la chaîne de télévision Rossiya. Interrogé pour savoir si la Syrie devait être dirigée par Assad, le chef du gouvernement russe a répondu: "Non, absolument pas. Il appartient au peuple syrien de décider qui devrait être à la tête de la Syrie. Pour l'instant, nous estimons que Assad est le président légitime". (Dominic Evans avec Polina Devitt à Moscou; Pierre Sérisier pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant