Programme de stabilité : à Rome, Valls rappelle les socialistes à l'ordre

le
0
Programme de stabilité : à Rome, Valls rappelle les socialistes à l'ordre
Programme de stabilité : à Rome, Valls rappelle les socialistes à l'ordre

Ce n'est pas officiellement une visite d'Etat, mais les Italiens savent recevoir. Hier, ils ont mis une superbe Maserati noire, intérieur crème, à la disposition de Manuel Valls. Venu pour représenter la France à la messe de canonisation des deux papes Jean XXIII et Jean-Paul II , le Premier ministre est arrivé dans cet équipage, suivi d'une délégation de plusieurs parlementaires de droite et de gauche, à l'ambassade de France auprès du Saint-Siège, la superbe villa Bonaparte.

Avant la grande cérémonie religieuse d'aujourd'hui place Saint-Pierre, Valls a profité de sa venue à Rome pour rencontrer l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi avant d'aller dîner au palais Chigi avec le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi. Les deux hommes ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. A quelques semaines des élections européennes à haut risque pour les socialistes français, le Premier ministre a d'abord eu un échange de quarante-cinq minutes avec Prodi. Comme lui, ce dernier se dit préoccupé par la mauvaise situation économique en Europe, et encore plus par les conséquences que cela peut avoir sur le résultat des européennes le 25 mai. L'Italie et la France s'étant chacune engagée dans des programmes de réformes, le même souci de ne pas casser la croissance obsède des deux côtés des Alpes.

Avant de repartir dîner avec Renzi, Manuel Valls, au nom du président de la République, a élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le cardinal Etchegaray, qui fut pendant vingt ans l'homme de confiance et des missions délicates de Jean-Paul II. Là aussi, la cérémonie, qui aurait pu n'être que protocolaire, a pris une légère coloration politique. En préambule, Valls a rappelé le conseil que lui avait donné l'un de ses prédécesseurs à Matignon, François Fillon -- présent au premier rang : ne pas faire un discours à tonalité religieuse mais politique... « Vous êtes un ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant