Profit en baisse pour Marks & Spencer, mais meilleur que prévu

le
0
LE BENEFICE ANNUEL DE MARKS & SPENCER AU PLUS BAS DEPUIS 2009
LE BENEFICE ANNUEL DE MARKS & SPENCER AU PLUS BAS DEPUIS 2009

LONDRES (Reuters) - Marks & Spencer a fait état mardi d'un bénéfice annuel au plus bas depuis 2009, l'effet de la croissance des ventes alimentaires du distributeur britannique étant annulé par les difficultés de ses autres produits.

Ceci étant dit, pour l'exercice qui vient de commencer, la société vieille de 129 ans a dit tabler sur une amélioration de bénéfice imposable grâce au redressement attendu de ses ventes d'habillement et à une diminution de ses investissements.

Quand cela se matérialisera, le groupe songera à améliorer ses redistributions aux actionnaires.

Cette annonce fait grimper l'action Marks & Spencer de 4,65% à 461,4 pence vers 10h05 GMT à la Bourse de Londres, après un nouveau plus haut de cinq ans de 467,1.

L'action s'est appréciée de quelque 30% depuis un an, à la faveur de spéculations sporadiques sur une OPA, et elle a atteint des plus hauts la semaine dernière après la présentation de la collection automne-hiver du groupe. Elle reste loin cependant des sommets de 2007.

Marks & Spencer, qui dessert quelque 21 millions de clients à travers 700 magasins au Royaume-Uni, a annoncé avoir dégagé un résultat imposable (hors exceptionnels) de 665,2 millions de livres (787 millions d'euros) sur l'exercice au 30 mars 2013, contre 672,2 millions en 2011-2012.

Il s'agit de la deuxième baisse d'affilée du bénéfice annuel mais il ressort au-dessus du consensus établi par Marks & Spencer lui-même et qui était de 658 millions de livres.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 1,3% à 10,0 milliards de livres et le groupe a maintenu son dividende annuel à 17 pence par action.

COLLECTION HIVER-AUTOMNE CRUCIALE

Aux commandes depuis mai 2010, le directeur général Marc Bolland a lancé un vaste programme de modernisation et s'est fixé pour principal objectif de relancer le pôle habillement, dont les ventes à magasins comparables sont en baisse depuis sept trimestres.

Nombre d'analystes jugent que la collection automne-hiver sera cruciale pour la nouvelle équipe que Marc Bolland a installée à la tête de la division "General Merchandise", un tandem formé par John Dixon, ex-responsable de la division d'alimentation, et Belinda Earl, ex-patronne des groupes de prêt-à-porter Debenhams et Jaeger.

"Nous en sommes à la deuxième année de notre plan triennal et déjà d'importants progrès ont été réalisés sur la voie de notre transformation", a dit Marc Bolland à la presse. "Nous savons qu'il reste beaucoup à faire pour le General Merchandise et en particulier le prêt-à-porter féminin."

M&S a fait état de conditions d'activité conformes à ses attentes sur les sept premiers mois de l'exercice 2013-2014.

Pour l'ensemble de l'exercice, la société prévoit une croissance de 30 à 50 points de base de sa marge brute et une hausse de 3,5% de ses coûts opérationnels.

L'enveloppe d'investissements sur 2013-2014 a été ramenée à 775 millions de livres, au lieu d'une prévision précédente de 850 millions, et celle pour 2014-2015 a été revue à 550 millions au lieu de 600 millions.

M&S a par ailleurs nommé Patrick Bousquet-Chavanne, jusqu'ici en charge de la mise en ?uvre de la stratégie, au poste de directeur du marketing avec effet en juillet.

James Davey, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant