Professeur Sylvain Rigal : "90 % des blessés meurent d'hémorragie"

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L'hôpital militaire de Percy, à Clamart, a reçu plus d'une quinzaine de blessés, lors des attentats à Paris du vendredi 13 novembre 2015. Photo d'illustration. 
L'hôpital militaire de Percy, à Clamart, a reçu plus d'une quinzaine de blessés, lors des attentats à Paris du vendredi 13 novembre 2015. Photo d'illustration. 

Le Pr Sylvain Rigal, chef du service d'orthopédie-traumatologie de l'hôpital militaire Percy à Clamart, est le plus grand spécialiste des blessures de guerre en France.

« Nous avons reçu dans la nuit de vendredi à samedi 16 ou 17 blessés. Des urgences vitales. C'est normal, Percy fait partie des « trauma-centers » d'Ile-de-France, avec les hôpitaux civils de la Pitié-Salpétrière, du Kremlin-Bicêtre, et Georges-Pompidou. Tous ces patients ont été opérés. L'un d'entre eux est décédé dans la nuit même. Les patients que nous avons eu à traiter souffraient de blessures qui équivalaient exactement à des blessures de guerre. C'est-à-dire des polyblessés, aux membres, au thorax, à l'abdomen, au crâne? Les fusils à répétition employés par les terroristes ressemblent aux armes de guerre, les explosifs artisanaux employés par les terroristes équivalent à des explosifs de guerre. Ces armes entraînent les mêmes blessures que les armes de guerre.

Des garrots sur des blessés à Paris

Il y a dans ces situations des blessés qui meurent immédiatement, quoi que l'on fasse. Pour d'autres, la mort est évitable en prenant des mesures immédiates. 25 % des blessés de guerre très graves peuvent être sauvés : dans 90 % des cas, ils peuvent mourir d'hémorragie, par conséquent, arrêter les saignements en posant un garrot dans les premières minutes les sauve. C'est radical. À la guerre, les...

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