Professeur Emery

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Face à Nantes, Unaï Emery alignait Presnel Kimpembé et Jean-Kévin Augustin d'entrée de jeu. Deux joueurs formés au club, dont le second préféré aux recrues Hatem Ben Arfa et Jesé. Une signature du technicien espagnol, dont le management accélère la progression des jeunes joueurs du PSG depuis le début de saison.

Il a été question d'Hatem Ben Arfa toute la semaine. Parce que le match est idéal pour faire tourner et relancer les recrues de l'été. Unaï Emery a même conforté la tendance, en estimant que son milieu offensif français, comme Jesé, était désormais mieux préparé pour entrer dans l'équipe et stimuler la concurrence. Sauf que sur la feuille de match face à Nantes, c'est bien Jean-Kévin Augustin qui démarre titulaire. C'est la première fois de la saison que le champion d'Europe U19 débute un match de Ligue 1, mais pas la première que son entraîneur espagnol pousse un pur produit de la formation parisienne sur le devant de la scène. On passe les N'Kunku, Callegari, Georgen et autres qui ont croqué à pleines dents dans la préparation estivale. On pense plutôt à Presnel Kimpembé, ses huit matchs de Ligue 1, à Alphonse Aréola, blessé mais installé comme numéro un à la place de Kévin Trapp... Et surtout à Adrien Rabiot, passé dans une autre dimension depuis le début de saison, avec à la clé une première sélection en Bleu mardi dernier à Lens contre la Côte d'Ivoire. Unaï Emery peine toujours à faire de son PSG une machine de guerre flamboyante comme pouvait l'être par moment celui de Laurent Blanc. Et si les résultats récents tendent à être rassurants, l'ancien boss du FC Séville sera attendu au printemps, quand se dessineront les premières lignes de son bilan.

Kimpembé, meilleur karma que Sakho


Mais avant même la fin de la première partie de saison, on peut saluer un premier impact positif, une première signature de l'Espagnol - pour faire référence aux critiques de Daniel Riolo estimant qu'il avait "enfilé les pantoufles de Blanc" - à savoir sa capacité à valoriser les joueurs formés à Paris. Une ambition officiellement avouée par le club - qui investit lourdement pour développer ce domaine - mais jamais totalement mise en œuvre au niveau de l'équipe première. En cinq ans d'ère QSI, Paris n'a pas vu éclore son "Steven Gerrard" ou son "Paolo Maldini", Adrien Rabiot étant au mieux un titulaire bis et Alphonse Aréola une promesse obligée de faire ses preuves ailleurs, façon

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