Procter & Gamble renoue avec la croissance organique

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    * Croissance organique des ventes de 2% au T2 après -1% 
    * Le bénéfice dépasse le consensus 
    * Le dollar fort pèsera plus qu'attendu sur le CA 2016 
    * L'action gagne 3% 
 
 (Actualisé avec précisions, déclarations du directeur 
financier, commentaire et cours) 
    par Yashaswini Swamynathan 
    26 janvier (Reuters) - Procter & Gamble  PG.N  a annoncé 
mardi avoir renoué avec la croissance organique de ses ventes 
sur les trois derniers mois de 2015, grâce à la hausse des prix 
et au recentrage de son portefeuille de marques.  
    Le numéro un mondial des produits de grande consommation a 
également publié un bénéfice meilleur qu'attendu, grâce à des 
réductions de coûts. A Wall Street, l'action P&G gagnait près de 
3% à mi-séance, une performance supérieure à celle de l'indice 
S&P du secteur  .SPLRCS .  
    Les ventes en données organiques, c'est à dire hors effets 
de change et changements de périmètre, ont augmenté de 2% sur le 
trimestre clos le 31 décembre, alors qu'elles avaient reculé de 
1% sur les trois mois précédents, leur première baisse depuis 
2008. 
    Procter & Gamble a accéléré la hausse de ses prix au cours 
des derniers trimestres, une stratégie qui a payé en terme de 
chiffre d'affaires même si elle freiné les volumes. 
    Critiqué pour sa lenteur de réaction à l'évolution de la 
consommation, le groupe s'est lancé dans une stratégie 
d'allègement de son portefeuille d'activités pour se concentrer 
sur les marques les plus dynamiques, comme les produits de 
rasage Gillette, les couches Pampers ou la lessive Tide.  
    Pour Nik Modi, analyste de RBC Capital Markets, les 
résultats publiés mardi montrent que le nouveau directeur 
général du groupe, David Taylor, semble capable de corriger les 
erreurs du passé, même si P&G est encore loin d'avoir achevé sa 
transformation.  
     
    LE DOLLAR FORT FREINE LE CHIFFRE D'AFFAIRES 
    Le directeur financier du groupe, Jon Moeller, a quant à lui 
déclaré vouloir atteindre cette année, donc avec un an d'avance, 
l'objectif d'une baisse de 25% à 30% des coûts hors fabrication. 
    Il a assuré que l'appréciation du dollar ne découragerait 
pas P&G d'investir, précisant que le budget médias devrait 
augmenter d'au moins 10% au second semestre.  
    Mais il a reconnu que la capacité de l'entreprise à 
augmenter ses prix serait quelque peu réduit par la dégradation 
du contexte macroéconomique. 
    Sur le trimestre octobre-décembre, le dollar fort a amputé 
le chiffre d'affaires de 9% et cet impact devrait être de 7% sur 
l'ensemble de l'exercice 2016, contre 5% à 6% prévu 
initialement. 
    Le groupe prévoit toujours une baisse à un chiffre seulement 
du chiffre d'affaires annuel.  
    Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires a reculé de 
8,5% à 16,92 milliards de dollars (15,60 milliards d'euros), un 
peu en dessous du consensus Thomson Reuters I/B/E/S (16,94 
milliards). 
    Le bénéfice net trimestriel a lui bondi de 35% à 3,21 
milliards de dollars, soit 1,12 dollar par action, contre 2,37 
milliards (82 cents/action) un an auparavant.  
    Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) 
ressort à 1,04 dollar, alors que les analystes financiers 
l'attendaient en moyenne à 98 cents. 
     
 
 (Yashaswini Swamynathan; Marc Angrand pour le service français, 
édité par Patrick Vignal) 
 

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