Prochaine libération des casques bleus fidjiens détenus au Golan

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(Actualisé avec nuance de l'Onu, commentaires du gouvernement fidjien) SUVA, 10 septembre (Reuters) - La libération des 45 soldats de la paix fidjiens détenus par les islamistes du Front al Nosra sur le plateau du Golan depuis deux semaines est proche, a annoncé mercredi le chef d'état-major de l'armée fidjienne. "Al Nosra a confirmé au siège de l'Onu à New York que les soldats de la paix fidjiens seraient libérés dans les prochains jours", a déclaré le général Mosese Tikoitoga lors d'une conférence de presse dans la capitale fidjienne, Suva. Les 45 soldats fidjiens appartiennent à la Fnuod, la Force des Nations unies chargée d'observer depuis 1974 l'application d'un cessez-le-feu entre les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan. Le général Tikoitoga a précisé que le Front al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, avait renoncé à toutes ses exigences qu'il avait présentées en échange de la libération des prisonniers. Le groupe avait notamment demandé une aide humanitaire et le retrait de son nom de la listes des organisations terroristes de l'Onu. Il n'y a désormais plus de conditions à la libération des otages, a dit le général. Le gouvernement fidjien a semblé quelque peu en retrait par rapport à cette position, affirmant que des négociations sur les circonstances de la libération des soldats étaient en cours. "(...) Tous les efforts pour la libération des soldats de la paix fidjiens se poursuivent", indique le gouvernement dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Un responsable de l'Onu, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a confirmé que les casques bleus allaient être libérés d'ici quelques jours tout en évoquant des conditions. Le Front al Nosra a posé pour seule condition que le commandant fidjien produise une vidéo disant que ses soldats avaient été protégés, bien traités et bien nourris durant leur captivité, a déclaré ce responsable à Reuters. Depuis leur accession à l'indépendance en 1970, les îles Fidji ont envoyé, par habitant, plus de soldats dans les missions de maintien de la paix de l'Onu que n'importe quel autre pays. Cela constitue des rentrées de devises, bienvenues pour ce petit Etat, mais cette demande de soldats de la paix a conduit le pays à développer une armée beaucoup plus importante que ce qui est nécessité par sa taille, ce qui a accru en retour le rôle de l'armée dans les affaires intérieures. Il y a eu quatre coups d'Etat depuis l'indépendance et les autorités sont souvent accusées d'actes de torture et de violations des droits de l'homme. (Malakai Veisamasama; Danielle Rouquié pour le service français)

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