Prochaine étape des banques centrales : le QE fiscal ?

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Le cimentier LafargeHolcim figure parmi les valeurs privilégiées par Credit Suisse pour accompagner la progression attendue des dépenses publiques (© Lafarge / Holcim).
Le cimentier LafargeHolcim figure parmi les valeurs privilégiées par Credit Suisse pour accompagner la progression attendue des dépenses publiques (© Lafarge / Holcim).

Selon Andrew Garthwaite chez Credit Suisse, les investisseurs sous-estiment la forte probabilité d’un « QE fiscal » initié par une ou plusieurs des quatre grandes Banques centrales (BCE, Fed, Boj, Banque d’Angleterre) à un horizon de trois à cinq ans.    

Le stratège évoque le risque croissant d’une récession aux Etats-Unis, les effets indésirables liés aux stimulations monétaires (contraction des marges bancaires, mauvaise allocation du capital, bulle immobilière, excès d’épargne), le jeu à somme nulle de la guerre des changes et les taux négatifs (10.400 milliards de dollars).

Une hausse attendue des dépenses publiques

Les dépenses publiques sont réputées plus efficaces, avec un effet multiplicateur de 1,8 et la plupart des pays développés ont d’importants besoins en infrastructures.

Les baisses de taxes, les incitations fiscales, les créations d’emplois issues des grands travaux sont mieux acceptées par les populations et les forces déflationnistes venant de la technologie et de la Chine rendent les politiques monétaires inefficaces.  

La banque suisse évoque une possible transformation des dettes d’Etats détenues par les Banques centrales en obligations de long terme à zéro coupon, permettant de réduire l’impact sur les comptes publics d’une hausse des déficits.

Andrew Garthwaite estime que le Japon est le plus à même de

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  • akelacca le lundi 20 juin 2016 à 16:39

    Le QE aux particulier est pour faire simple la spoliation des détenteurs de la richesse pour la redistribuer et ce qu'elle soit détenue dans le pays ou hors du pays.

  • akelacca le lundi 20 juin 2016 à 16:37

    Les économies de la zone seront plus compétitives au niveau mondial, et le poids de la dette sera fortement diminué pour les états. Les points négatifs étant la baisse de la confiance à long termes, le risque de déstabiliser les relations internationales et la modification de la relation des citoyens face à l’argent.

  • akelacca le lundi 20 juin 2016 à 16:37

    En l’émettant auprès des banques la partie de la valeur qui baisse est le cout du temps, alors qu’auprès des particuliers c’est le pouvoir d’achat. Autrement dit, ce sera une dévaluation cachée.

  • akelacca le lundi 20 juin 2016 à 16:37

    Vous oubliez un point, un QE qui irais directement aux particulier réduirais considérablement la valeur de la monnaie par une augmentation de sa masse. Pour faire simple si l’on émet + 10% de monnaie la valeur de cette monnaie chutera de 10%.

  • rodde12 le lundi 20 juin 2016 à 15:54

    Indita; Par ce que la monnaie n'est que la contre valeur de biens ou de marchandises produites ou stockées. S'il y a trop de monnaie la distribuer ne permettra que de changer le choix de ce qu'en feront les utilisateurs. S'ils ne peuvent pas investir , faute de retour sur investissement ils dépenseront et feront monter les prix. d'où l'inflation.

  • M348281 le lundi 20 juin 2016 à 13:21

    Un seul but, gagner du temps et après moi le déluge. Il est où l'esprit des bâtisseurs de cathédrales ???

  • SuRaCtA le lundi 20 juin 2016 à 11:44

    Exact manu331, le QE est le moyen utilisé pour éviter le naufrage qui guetait le systeme a court ou moyen terme mais en aucun cas une fin en soit ni même une solution pérenne, de l'ordre doit être mis dans les comptes publiques au niveau des états et une meilleur coordination au niveau international est nécéssaire, mais quand on voit que même dans l'UE les états sont incapables de se cordonnéer pour avoir une TVA harmonisée ce n'est pas pour demain...

  • M140210 le lundi 20 juin 2016 à 08:07

    La France ne fait pas son travail est semant son fric partout, mais l'Allemagne ne le fait pas non plus car a quoi set il d'avoir des dépenses très faible et ne pas entretenir son pays? Deux démarches aussi mauvaises l'une que l'autre.

  • b.renie le lundi 20 juin 2016 à 06:27

    Qui dit déficit des comptes publics dit surendettement, situation qui est aussi dangereuse et grave pour un Etat que pour un particulier. Il y a des exemples vivant : la Grèce, l'Argentine ....

  • b.renie le lundi 20 juin 2016 à 06:24

    Il est acquis que la politique monétaire actuelle des banques centrales est riche de graves problèmes dans un proche avenir. C'est en s'attaquant aux réseaux bancaires off shore et au Shadow banking qu'il faut stériliser; que c'est en régulant les marché des changes et en réglementant les activités financières par cloisonnement strict qu'on évitera le pire. L'inaction du G20 complètement congelé et frileux sur ces problèmes qui reste l'arme au pied est criminelle.