Procès Valentin : l'accusé reste muré dans sa folie

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Alors que les preuves s'accumulent, Stéphane Moitoiret nie toute culpabilité. Le verdict est attendu jeudi.

Dans le box des assises de l'Ain, Stéphane Moitoiret a braqué son regard vide sur un téléviseur et il regarde Stéphane Moitoiret en garde à vue. C'était en août 2008, quelques jours après l'assassinat du petit Valentin.

Le Moitoiret du box est prostré, comme un clone rétréci, il a des joues rondes, le menton fuyant, le visage lisse comme lifté par les neuroleptiques coiffé d'une toque de cheveux, il est quasi-mutique. Le Moitoiret de l'écran est décontracté, il a l'air grand et athlétique, porte un short vert et un t-shirt noir, une ombre de moustache, une tignasse flottante - on dirait un peu Yvan Attal dans le rôle du baron Empain, au huitième jour de l'enlèvement. Il parle aux gendarmes qui l'interrogent, mais reste de marbre même quand on évoque le meurtre de Valentin. Il est menotté à sa chaise et n'a pas l'attitude du fou furieux d'image d'Épinal. À noter cependant que ce qu'il dit n'a généralement aucun sens. Il admet ainsi que s'il a tué Valentin, c

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