Procès Pistorius : Quand la porte des toilettes parle...

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Procès Pistorius : Quand la porte des toilettes parle...
Procès Pistorius : Quand la porte des toilettes parle...

L'audience du colonel Vermeulen, expert de la police scientifique, qui a analysé toutes les traces laissées sur la porte des toilettes par Oscar Pistorius, après avoir tiré sur sa compagne, était au programme ce mercredi au procès de l'athlète sud-africain. Selon l'expert, Pistorius n'avait pas ses prothèses quand il a frappé la porte à coups de batte de cricket. Or, le champion paralympique affirme le contraire, expliquant avoir remis ses prothèses pour revenir défoncer la porte après avoir tiré. Compte tenu de la hauteur des traces de batte sur la porte, si Pistorius avait frappé debout sur ses prothèses, cela aurait été « très inconfortable », a expliqué l'expert, selon des propos traduits par l'AFP.

Des mesures ont été prises à l'audience, avec un mètre ruban, pour vérifier la position dans laquelle Pistorius aurait dû logiquement se trouver pour forcer le passage en frappant sur la porte, puis tournant avec pour faire céder le panneau supérieur. « La marque correspond logiquement au fait qu'il n'avait pas ses jambes » artificielles, a ajouté le colonel Vermeulen. « Ce n'est pas naturel si je suis debout ». Des propos contestés par Barry Roux, l'avocat de Pistorius : « S'il avait suffisamment d'équilibre pour tirer (sur ses moignons), je soupçonne qu'il en avait assez pour frapper la porte avec la batte de cricket ». Les deux hommes sont en tout cas d'accord sur une chose : c'est après avoir tiré que Pistorius est revenu défoncer la porte : « Il fallait qu'il y ait déjà un trou dans la porte pour qu'elle puisse casser à cet endroit », a conclu Vermeulen. 

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