Procès LuxLeaks-18 mois de prison requis contre Deltour et Halet

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    LUXEMBOURG, 10 mai (Reuters) - Des peines de prison ferme 
nettement inférieures au maximum encouru ont été requises mardi 
à l'encontre des deux anciens salariés français du cabinet 
d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC) à l'origine de l'affaire 
dit LuxLeaks.   
    Le procureur David Lentz a demandé 18 mois d'incarcération 
et des amendes à l'encontre d'Antoine Deltour et de Raphaël 
Halet, qui encouraient en théorie une peine maximale de cinq ans 
pour, entre autres, vol de données, accès frauduleux à un 
système informatique, divulgation de secrets d'affaires et 
violation du secret professionnel. 
    Il a précisé qu'il n'était "pas opposé" à ce que les peines 
soient assorties d'un sursis.  
    Le magistrat a également requis une amende - sans en 
préciser le montant - contre le journaliste français Edouard 
Perrin, auquel Antoine Deltour avait transmis les documents de 
son ex-employeur. 
    Le parquet estime que ces données, ainsi que d'autres 
fournies par Raphaël Halet, ont été utilisées dans les 
révélations "LuxLeaks" de novembre 2014 par le Consortium 
international des journalistes d'investigation sur les accords 
fiscaux passés par des multinationales avec le fisc 
luxembourgeois pour réduire leurs impôts.  
    Lors du procès, un expert de PwC a accusé Antoine Deltour 
d'avoir copié 45.000 pages de documents auxquels il avait accès 
en profitant d'une faille de sécurité dans les serveurs du 
cabinet d'audit.  
    L'avocat de Deltour a déclaré qu'il avait découvert les 
documents par hasard.  
    Lors de l'ouverture du procès le mois dernier, le ministre 
français des Finances, Michel Sapin, avait exprimé sa 
"solidarité" avec Antoine Deltour.   
     
 
 (Michele Sinner; Marc Angrand pour le service français, édité 
par Wilfrid Exbrayat) 
 
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