Procès Krombach : «Il faut qu'on sache !»

le
0
Aux assises de Paris, devant ses deux ex-maris, l'accusé et son accusateur, Danielle Gonnin, mère de Kalinka, témoigne.

La femme aux cheveux gris-blond qu'une pince maintient en chignon se campe timidement à la barre. Aujourd'hui, elle se nomme Danielle Gonnin, mais au fil de sa vie, elle fut successivement Mme André Bamberski et Mme Dieter Krombach. Elle est debout entre les deux hommes. Le premier est au banc de la partie civile, le second dans le box des accusés. Seule la tête de ce dernier émerge de la balustrade de bois, drôlement penchée. Il a mis ses deux mains, remarquablement fines, en coquille derrière ses oreilles pour mieux entendre le mince filet de voix qui coule à côté du micro. Un sourire éclatant, parfois, illumine sa beauté délabrée: on entrevoit alors l'homme irrésistible qui, en 1974, séduisit la mère de Kalinka dont voici le récit.

«Il a flashé sur moi»

Ils se sont rencontrés à Casablanca, à des réunions de parents d'élèves expatriés. «Il a flashé sur moi et après, il ne m'a plus lâchée», raconte Mme Gonnin, qui ne s'est constituée partie c

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant