Procès Kerviel : l'ex-trader en difficulté

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Le prévenu a reconnu qu'il avait pris «une position très risquée» sur les marchés.

Il y a une patronne à la 5e chambre de la cour d'appel de Paris: Mireille Filippini. La magistrate préside fermement le procès en appel de Jérôme Kerviel, qui s'est ouvert lundi.

D'entrée de jeu, elle exige que les parties civiles prennent place face à elle, côté droit. La Société générale n'est pas seule à demander des comptes à son ex-trader, responsable, selon elle, d'une perte de 4,9 milliards d'euros en 2008. Quelques personnes physiques sont aussi représentées par trois avocats. Or, la banque, avec ses conseils et ses scribes, occupe tout l'espace et n'est pas partageuse.

La présidente: «Ceux qui squattent iront derrière.» Me Jean Veil, furieux, ramasse dossiers et codes pour aller bouder au fond de la salle. La présidente: «Me Veil, ne faites pas de caprices.» L'avocat, naturel comme Raimu retrouvant sa Pomponnette: «Nous avons loué ce banc pour 4,9 milliards!» La présidente: «Maître!» Jean Veil revient avec codes et dossiers. La présidente: «

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