Procès historique en Argentine : le vol des bébés sous la dictature

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Face à la justice, plusieurs hauts responsables militaires, qui ont mis en place ce «plan systématique», privant de leur identité quelque 500 enfants.

«C'est une façon de clore un des chapitres les plus sombres de mon histoire, mais c'est un moment très dur à passer», confesse Victoria Donda, alors que s'ouvre ce lundi un des procès les plus emblématiques de la dictature argentine (1976-1983), sur le vol de bébés d'opposants. Née en 1977 dans le sinistre centre de détention clandestin de l'Esma (École supérieure de mécanique de la marine), la jeune femme est appelée à témoigner contre l'ex-officier de marine Juan Antonio Azic, qui pendant vingt-sept ans s'est fait passer pour son père alors que ses vrais parents, opposants à la junte, avaient été assassinés.

Aux côtés d'Azic vont être jugés six anciens dignitaires de l'armée et de la marine, dont les deux dictateurs Jorge Rafael Videla, âgé de 85 ans, déjà condamné en décembre 2010 à la perpétuité pour violation des droits de l'homme, et Reynaldo Bignone. Ils sont accusés de vol, enlèvement et usurpation d'identité de mineurs de moins de 10 ans

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