Procès Fiona : le témoignage d'un toxicologue met à mal la défense

le
0
Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et son avocat Gilles-Jean Portejoie.
Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et son avocat Gilles-Jean Portejoie.

L'expert n'a pas laissé de place au doute. « La prise accidentelle de produits toxicologiques à dose mortelle est une « hypothèse extrêmement improbable ». Depuis le début du procès, les accusés défendent la théorie d'une mort accidentelle de Fiona, 5 ans. Selon le couple Makhlouf-Bourgeon, la fillette aurait pu ingérer des produits toxiques, nombreux dans l'appartement clermontois des deux prévenus, et aurait succombé dans la nuit du samedi au dimanche.

L'expert docteur en toxicologie, Yvan Gaillard, cité à comparaître à la demande des avocats de la partie civile la veille, a longuement expliqué, via la visioconférence, les conséquences des produits pris le jour supposé des faits, ce qui a pour le moins, fragilisé la défense. Selon Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon, le beau-père et la mère de l'enfant, le matin où ils ont découvert le corps inerte de l'enfant dans son lit, ils ont pris de nombreux produits stupéfiants avant de partir enterrer le corps près du lac d'Aydat. Un cocktail détonnant fait de cocaïne, héroïne, Stilnox, Xanax et Subutex. « Ce sont des produits aux effets antagoniques », développe l'expert. L'héroïne et la cocaïne ont un « effet explosif » sur l'organisme, alors que le xanax et le stilnox sont des sédatifs pouvant entraîner un effet amnésique ». D'un côté, le « discernement est entamé » et de l'autre, ils entraînent « une inhibition des barrières morales », qui créent une «...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant