Procès en appel des meurtriers du petit Valentin

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LES MEURTRIERS DU PETIT VALENTIN JUGÉS EN APPEL
LES MEURTRIERS DU PETIT VALENTIN JUGÉS EN APPEL

LYON (Reuters) - Le procès en appel d'un couple de marginaux reconnus coupables en décembre 2011 du meurtre de Valentin Crémault, 10 ans, tué de 44 coups de couteaux en 2008 à Lagnieu (Ain), s'ouvre ce mardi devant la Cour d'assises du Rhône.

Stéphane Moitoiret, 44 ans, et Noëlla Hego, 54 ans, comparaîtront pendant deux semaines, avec un verdict attendu le 22 novembre.

L'implication de Stéphane Moitoiret dans ce crime ne fait guère de doute: son ADN avait été retrouvé mêlé à celui de l'enfant dans la mare de sang qui l'entourait.

Stéphane Moitoiret, auteur des gestes mortels, a été diagnostiqué "schizophrène paranoïde" par les psychiatres.

Sa compagne Noëlla Hégo, considérée comme la tête pensante du couple, a nourri avec lui pendant une vingtaine d'année un délire mystique qui les a conduit à errer sur les routes de France et à évoluer dans un monde parallèle.

En première instance, ils n'avaient pas été capables de s'expliquer sur les événements, s'en tenant à de laconiques "oui" ou "non" en guise de réponses.

La question de la responsabilité pénale des malades psychiatriques sera de nouveau posée, comme en première instance, où une dizaine experts psychiatres s'étaient succédé.

Dans la phase d'instruction, la ministre de la Justice de l'époque, Rachida Dati, était personnellement intervenue pour trancher la question et promettre à la famille que l'auteur "serait jugé et condamné".

Les experts avaient penché pour une "altération du discernement" plutôt que pour "l'abolition du discernement", ce qui avait permis d'envoyer les accusés devant la cour d'assises.

Les avocats de Stéphane Moitoiret ont l'intention de plaider, comme en première instance, pour l'enfermement en établissement psychiatrique de leur client. En décembre 2001, le jury ne les avait pas entendus et l'avait condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Ceux de sa compagne demanderont l'acquittement, considérant que sa complicité n'est pas établie. En première instance, elle avait écopé de 18 ans de réclusion.

La mère du jeune Valentin continue, de son côté, à réclamer la prison pour les deux marginaux.

Le couple avait été interpellé par les gendarmes quelques jours après le drame, errant sur les routes d'Ardèche. Ils s'étaient enfuis la nuit du drame de la salle paroissiale où ils s'étaient abrités dans le secteur de Lagnieu en se débarrassant au passage de l'arme du crime et de leurs vêtements ensanglantés.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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  • laeti453 le mardi 12 nov 2013 à 09:29

    La procédure d' appel d' un jugement de cour d ' assise est un non sens au plan du droit imposé par les socialistes…..

  • laeti453 le mardi 12 nov 2013 à 09:27

    Un suicide dans leur prison, c 'est tout ce que ces dégénérés méritent.