Procès Échirolles : ils réclament le huis clos mais s'exhibent sur Facebook

le
0
La police sécurise l'entrée du tribunal de Grenoble, où doit s'ouvrir le procès des 12 meurtriers présumés de Kevin et de Sofiane, lynchés en septembre 2012.
La police sécurise l'entrée du tribunal de Grenoble, où doit s'ouvrir le procès des 12 meurtriers présumés de Kevin et de Sofiane, lynchés en septembre 2012.

« Nos enfants ont été assassinés en public, on voulait un débat public », avait demandé lundi le père de Sofiane, l'une des deux victimes de la rixe d'Échirolles. Mais ce sont deux des douze accusés, les frères Denis et Ulas C., qui ont obtenu gain de cause : le parquet a accepté que le procès se déroule à huis clos, les deux jeunes étant mineurs au moment des faits. « Mon client a toujours dit qu'il ne pourrait pas s'exprimer en présence de tout le monde car la pression est trop forte », avait prévenu leur avocat, Me Vernay.

Pourtant, trois des douze mis en cause - dont les clients de Me Vernay - n'ont pas hésité à se mettre en scène sur Facebook. Alors qu'ils étaient en détention préventive, plusieurs des auteurs présumés de l'assassinat de Sofiane et de Kevin ont en effet ouvert des comptes sur ce réseau. « Moh Kawasaki », « Mantale D'ascié » ou encore « El Chapo Courto », en référence au plus gros narcotrafiquant mexicain, évadé de prison en juillet 2015, leurs pseudos sont autant de provocations.

« Je ne regrette rien de tout ce que j'ai fait »

Selon les images et propos qui ont été publiés sur ces profils publics, leurs auteurs ne semblent exprimer aucun regret d'avoir été impliqués dans le tragique lynchage d'Échirolles. Les visages ne sont pas floutés. L'un prend la pause dans une piscine gonflable au sein même de sa cellule, un autre tire sur un joint, un autre encore fait le V...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant