Procès du « Madoff breton » : « Nous avions demandé conseil à notre comptable »

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Procès du « Madoff breton » : « Nous avions demandé conseil à notre comptable »
Procès du « Madoff breton » : « Nous avions demandé conseil à notre comptable »

Ce devait être un placement en béton. Ce fut, pour elle comme pour plus de 1 500 autres épargnants, une déconfiture financière. Aujourd'hui à la tête d'une association de victimes des coopératives de croissance (la gigantesque escroquerie montée par Jean-Jacques Defaix), Morgane Philippot avait pourtant pris toutes les dispositions pour éviter la catastrophe. « Nous avions un peu d'économies, nous souhaitions diversifier notre épargne, c'est le fruit de notre travail, nous ne voulions pas la jouer au casino », explique cette infirmière de Quimper (Finistère).

 

Le couple séduit par l'investissement local

 

Elle prend donc, avec son mari chef d'entreprise, rendez-vous à la banque. « On nous conseillait d'investir dans l'immobilier mais nous n'étions pas convaincus, il y avait un risque de moins-value. » Dans sa recherche d'un placement sûr, le couple tombe sur une publicité pour les coopératives de croissance dans la presse locale. « J'avais vu à la télé, au journal de 13 heures, un reportage présentant les coopératives de Jean-Jacques Defaix comme un mode de financement participatif », raconte Morgane. Investir dans l'économie locale séduit le couple. Méfiante, Morgane Philippot épluche néanmoins les contrats. « Nous avions demandé conseil à notre comptable et nous étions même allés jusqu'à vérifier, auprès de l'Autorité des marchés financiers, l'agrément de l'intermédiaire qui commercialisait ces produits. » Ce luxe de précautions n'a pas suffi. Elle ne veut pas communiquer sur la somme perdue -- « les gens vous plaignent plus facilement quand vous êtes victime d'un cambriolage que d'une escroquerie » -- qu'elle espère récupérer.

 

Non pas grâce aux -- rares -- investissements réellement réalisés par les coopératives de croissance. « Toutes les entreprises financées ont fait faillite », précise son avocate, Me Hélène Féron-Poloni. En parallèle de la procédure au pénal à ...

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