Procès du génocide au Rwanda : coup dur pour la défense

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Procès du génocide au Rwanda : coup dur pour la défense
Procès du génocide au Rwanda : coup dur pour la défense

Le procès d'un ancien capitaine rwandais, accusé de complicité dans le génocide qui fit 800 000 morts en 1994, s'est ouvert mardi devant les assises de Paris. Il aurait pu tourner court, les défenseurs de Pascal Simbikangwa ayant demandé la nullité de la procédure, au motif de «l'inégalité des chances». Après avoir entendu la défense, les parties civiles et enfin l'avocat général, hostile à l'annulation du procès, le jury a rejeté la demande.

Les avocats de la défense, commis d'office, avaient demandé dans des conclusions écrites lundi soir soit l'interruption du procès, soit le renvoi à l'instruction, arguant que le procès serait inéquitable et leurs moyens limités. «La défense n'a pas les mêmes moyens que le parquet», a lancé Me Fabrice Epstein faisant notamment référence au «pôle génocide» créé en 2012 au parquet de Paris et souhaitant «qu'à procès exceptionnel, moyens exceptionnels».

Cinq ONG parties civiles

«Les droits de Pascal Simbikangwa ont été bafoués depuis le début», a renchéri Alexandra Bourgeot. «Il faut l'égalité des armes», a-t-elle poursuivi, évoquant à la fois les moyens matériels, mais aussi par exemple la difficulté de trouver des témoins à décharge au Rwanda et d'assurer leur sécurité dans un «dossier trop dangereux pour (eux)».

Les cinq ONG parties civiles ont toutes plaidé contre une déclaration de nullité, alors que l'avocat général Bruno Sturlese a fustigé le caractère «excessif et dérisoire» de la démarche de dernière minute des défenseurs, qui ne pouvait aboutir en droit. «Vous cherchez à préempter, à utiliser ce moment pour décrédibiliser (le procès), distiller le fiel, insinuer que la justice française ne serait pas en mesure de juger. (...) Ce procès doit se tenir», a-t-il lancé en promettant que l'impartialité serait respectée et les droits de la défense garantis. «La preuve, rien que la preuve», a-t-il lancé.

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