Procès Chirac : les fantômes à la barre

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Un ex-chargé de mission a expliqué lundi au tribunal avoir travaillé pour la Ville sans que ses supérieurs s'en souviennent et sans qu'un quelconque rapport ait pu être retrouvé.

Dans une demeure aussi vaste et chargée d'histoire que l'hôtel de ville de Paris, il eût été étonnant de ne pas rencontrer de fantômes. Le tribunal de Paris en découvre quelques-uns, à l'occasion du procès dit «des chargés de mission» qui se poursuit en l'absence de l'ancien maire, Jacques Chirac.

Ainsi de Jean-Claude Mestre. En 1990, cet inspecteur des impôts fut naguère élu sous l'étiquette divers droite à la mairie de Sarcelles (Val-d'Oise), mais il réside et travaille dans la capitale. Il brûle d'envie, explique-t-il à un président Pauthe goguenard, de mettre ses précieuses compétences au service de la grande maison qu'il va bientôt hanter. Alain Juppé, adjoint aux Finances « rencontré dans une manifestation», appuie sa candidature, un écrit en atteste. M. Mestre est exaucé en tant que chargé de mission, moyennant une rémunération mensuelle (coquette pour l'époque) de 2.100 €. Aujourd'hui, il a du mal à expliquer en quoi, précisément,

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