Procès Chirac : le rôle «technique» de Roussin

le
0
L'ex-directeur de cabinet du maire de Paris a expliqué, mardi, avoir simplement «exécuté» des demandes.

Les chargés de mission aux attributions parfois évanescentes arrivaient par vague à l'Hôtel de Ville de Paris, et les marées étaient de plus en plus hautes à mesure qu'approchait la grande lune de 1995. Après l'élection du maire, Jacques Chirac, à l'Élysée, le coefficient s'est considérablement réduit. Le président de la 11 e chambre correctionnelle, où comparaissent les coprévenus de l'ancien chef de l'État, décrit cet intéressant phénomène. En 1992, énumère Dominique Pauthe, on note la présence de 63 chargés de mission au cabinet du maire. Ils sont 69 en 1993, 75 en 1994, 97 en 1995.

Après avoir rappelé que M. Chirac, devant le juge d'instruction, avait -mollement- dédouané ses directeurs de cabinet successifs en assumant la responsabilité des recrutements controversés (21 sont retenus dans la prévention), le président appelle à la barre le plus flamboyant d'entre eux, Michel Roussin. À 72 ans, l'ex-officier de gendarmerie, ex-directeur de cabine

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant