Procès Chirac : emploi fictif en Corrèze

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À la barre, un chargé de mission du maire de Paris qui était en poste à Ussel pour faire suivre les dossiers.

Du veau élevé sous la mère dans les vertes prairies du Limousin aux crèches parisiennes surchargées, de la récolte des fruits exquis cueillis aux noyers de Collonges-la-Rouge jusqu'aux HLM convoitées de la capitale, il n'y a qu'un pas, et Jean-Marie Roche l'a franchi.

Nous sommes en 1990 et cet homme sympathique, aujourd'hui âgé de 68 ans, est approché par Annie Lhéritier, corrézienne, proche collaboratrice du maire de Paris, Jacques Chirac. Spécialiste «du monde agricole et rural», comme il se décrit lui-même à la barre des témoins, M. Roche se voit proposer un poste de chargé de mission à l'Hôtel de Ville. Prudent, comme les gens de la terre, il consulte ses proches avant de «passer le pas et relever ce challenge».

Le voilà donc chargé de mission au cabinet du maire de Paris (il dit : «le président»). Son bureau se trouve à Ussel (Corrèze), moins de 10.000 habitants, circonscription de M. Chirac depuis 1967. M. Roche reçoit d'ailleurs à la perman

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