Procès Bissonnet : le père, les fils et le doute

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Les fils de Jean-Michel Bissonnet, condamné en première instance à 30 ans de prison pour avoir commandité le meurtre de sa femme, ont livré des témoignages touchants lundi à la barre.

Le jeune homme pleure, il est déchirant à la barre de la cour d'assises d'appel de l'Aude et tout secoué de sanglots, droit derrière le micro, il dit au président Daniel Duchemin: «Tout va bien». Quelques larmes encore et: «Mais quel vide, quel vide...»

Rien ne va, en réalité. Dans le box, Jean-Michel Bissonnet pleure aussi, la main sur l'épaule d'un des ses avocats. Le chef d'entreprise retraité répond, depuis le 7 novembre, de l'assassinat de son épouse Bernadette, qu'il aurait fait tuer, le 11 mars 2008, par Meziane Belkacem et Amaury d'Harcourt. Ce dernier s'est éclipsé lundi matin: visiblement malade, le teint verdâtre, l'octogénaire a prétendu qu'il refusait de comparaître pour sauver le procès qui touche à sa fin. La vérité, c'est qu'il n'est pas en état de suivre les débats, mais si les médecins l'avaient certifié, c'était la suspension voire le renvoi sine die. Meziane Belkacem est toujours là, lui. Il s'est empâté depuis la première instance

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