Procès Bissonnet : la vie chaotique d'Amaury d'Harcourt

le
0
Loin de l'univers prestigieux de la noblesse, le vicomte Amaury d'Harcourt doit répondre de complicité de meurtre dans l'affaire Bissonnet. Retour sur un parcours chaotique.

Amaury d'Harcourt, 85 ans, fut un grand voyageur. Il est allé partout, en est toujours revenu. Il est même mort, une fois. C'était en Afrique, en 1953. Ses reins avaient cessé de fonctionner, les médecins l'ont déclaré perdu, un prêtre lui a donné l'extrême-onction. Mais le brave curé l'a ensuite confié à un sorcier: «Il m'a donné des bains, fouetté avec des plantes, et sauvé», raconte le ressuscité de la brousse aux assises de l'Hérault.

 

Un noble atypique

 

Rejeton d'une des plus anciennes familles de France, le vicomte descend des Vikings. Élevé à l'ancienne par un père désargenté et une mère richissime, héritière de la famille Wendel, il rate son «bachot» mais pas sa guerre. Résistant à 17 ans, engagé volontaire dans les commandos de choc à 19, blessé en Alsace, il se souvient du premier homme qu'il a tué: une sentinelle allemande, surprise par le jeune aristocrate armé d'un poignard. Par la suite, dix autres soldats du Re

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant