Pro D2 - Biarritz - Nicolas Brusque : « On a une envie farouche de retrouver les terrains »

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Pro D2 - Biarritz - Nicolas Brusque : « On a une envie farouche de retrouver les terrains »
Pro D2 - Biarritz - Nicolas Brusque : « On a une envie farouche de retrouver les terrains »

Le Biarritz Olympique a vu la commission d'appel de la FFR accepter sa présence en Pro D2 la saison prochaine. Le club basque, qui connaît des difficultés financières depuis sa descente dans l'antichambre du Top 14, va pouvoir enfin se concentrer sur son début de saison. Nicolas Brusque, le président du BO, s'est confié en exclusivité à Rugby365.fr sur cette période compliquée et assure qu'il n'y a aucune discussion sur une éventuelle fusion avec le voisin bayonnais.

Nicolas Brusque, vous devez être soulagé de la décision de la commission d'appel de la FFR... Oui, on est soulagé même si on se doutait que la décision serait positive et que la commission d'appel validerait notre participation à la prochaine saison de Pro D2. Le dossier était complet par rapport aux demandes de la commission. Tous les feux étaient au vert. Quelles ont été les garanties financières apportées par le club devant la commission ? Le club avait un résultat déficitaire d'environ 700 000 euros. On avait un compte courant de Mr Serge Kampf mais il n'était plus pris en compte. On était en train de mettre tout cela en place quand la décision de la DNACG est tombée. Au vu de tout ce qui s'était passé avec Lille l'année dernière, (La LNR avait dû décaler la première journée de Pro D2 en raison de la non validation de la montée du club nordiste, ndlr) ils n'ont pas voulu se retrouver dans la même situation. Du coup, toutes les dates ont été avancées et nous nous sommes retrouvés dans une situation compliquée. La ville a-elle aidé le club ? Non, nous avons procédé à une augmentation de capital pour garantir le budget de la saison à venir. Cela a bien fonctionné. On a senti un engouement autour du club. Que ce soit des Socios ou des actionnaires, on a senti une vraie émulation. Tout cela a prouvé que les supporteurs, la ville, les actionnaires nous soutiennent et nous en sommes très heureux. On a une envie farouche de retrouver les terrains. On a hâte d'y être.

Nicolas Brusque : « Si il y a un mécène qui veut venir, il sera le bienvenu »

Le budget pour cette édition 2016-2017 est-il revu à la baisse ? Il est en effet à la baisse. Nous étions l'année dernière sur un budget de 10,7 millions d'euros qui passe cette saison à 9,5 millions d'euros. Cela est dû à la refonte de la masse salariale car nous avions des joueurs qui avaient encore des salaires de l'ère du Top 14, ce qui n'est pas possible en Pro D2. On avait 27 joueurs sous contrat la saison précédente, alors que cette année, nous en avons 30 car on a baissé la masse salariale de 700 000 euros. Le club commence à être habitué à cette situation, que ce soit en fin ou en début d'exercice... Le travail qu'on a commencé à faire, c'est d'apprendre à vivre sans un mécène comme l'était Mr Serge Kampf. On travaille énormément avec la ville car le BO ne sera plus seulement un club sportif à vendre. On va créer des produits autour de la région, de la ville, de la mer. On a changé le logo du club et mis en place une nouvelle mascotte. On fait un travail marketing différent. Hier, il y avait un certain fonctionnement dans le club, maintenant on se tourne vers autre chose. Après, si il y a un mécène qui veut venir, il sera le bienvenu.

Nicolas Brusque : « On verra si il peut y avoir un rapprochement par la suite avec Bayonne »

Comment les joueurs et le staff ont vécu cette période de doute ? Avec les joueurs, avant même que cela sorte dans la presse (la décision de la DNACG, ndlr), on avait déjà travaillé et communiqué avec eux. On avait eu un problème de trésorerie au mois de mai et on avait dû décaler les payes des joueurs. On en a profité pour parler avec eux de la suite et les rassurer sur l'avenir immédiat du club. Ou en est le projet d'agrandissement du stade ? Le projet est lié à la politique de la ville. On travaille avec la mairie. C'est un projet de ZAC (Zone d'Aménagement Concerté, ndlr) que le maire de Biarritz s'est engagé à réaliser lorsqu'il a été élu. Cela dure depuis plusieurs années et il ne concerne pas que le stade mais aussi des logements sociaux. On veut que le stade Aguilera soit le nouveau centre de vie de ce quartier. L'avenir du BO peut s'envisager seul ou le serpent de mer de la fusion avec l'Aviron Bayonnais peut-il resurgir ? Aujourd'hui, il faut que les deux clubs soient sains financièrement et sportivement pour recommencer les discussions. Le BO a une faculté pour vivre seul. On a commencé depuis deux saisons une nouvelle ère. On verra si il peut y avoir un rapprochement par la suite mais je peux vous assurer qu'il n'y a pas de discussion actuellement.
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