Prix Roger Nimier à Jean-Luc Coatalem pour "Le Gouverneur d'Antipodia"

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'Le Gouverneur d'Antipodia' (Le Dilettante) All rights reserved
'Le Gouverneur d'Antipodia' (Le Dilettante) All rights reserved

(AFP) - Le 50e prix Roger Nimier a été décerné vendredi, jour du cinquantenaire de la mort de l'écrivain, à Jean-Luc Coatalem pour son roman Le Gouverneur d'Antipodia (Le Dilettante), thriller métaphysique et robinsonnade contemporaine.

A mi-chemin entre Jules Verne et Stephen King, le roman de cet écrivain-voyageur emporte le lecteur sur une île australe désolée, Antipodia. Sur ce rocher battu par les vents, se côtoient un diplomate qui se fait donner du "gouverneur" et un ancien mécanicien de marine, "Jodic", exilé volontaire venu oublier Virginie et le monde civilisé. Il y a aussi un mystérieux troupeau de chèvres.

Si le "gouverneur" remâche sa disgrâce dans ce purgatoire honni et perd pied, le mécano se sent pousser des ailes. Son secret ? Une plante hallucinogène et magique: le reva-reva. Celui qui l'absorbe fait entrer ses rêves dans la réalité. Mais Jodic se laisse emporter de plus en plus par des pulsions primitives. L'hiver arrive. Et avec lui un naufragé mauricien, sur un bout de bois, poussé par des vagues. Il s'appelle Moïse et se croit sauvé. Pose son pied nu sur la grève. C'est alors que tout éclate...

Trois autres romans figuraient dans la dernière sélection du jury : Ce qu'il advint du sauvage blanc (Gallimard) de François Garde, Une légende russe de Elisabeth Barillé et Immortel, enfin de Pauline Dreyfus, tous deux chez Grasset.

Créé en 1962, le Prix Roger Nimier récompense un auteur dont l'esprit et l'oeuvre s'inscrivent dans la lignée du mouvement littéraire Les Hussards, dont l'écrivain était le chef de file.

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