Prix Nobel de la paix à l'OIAC : "L'arbre syrien ne doit pas cacher la forêt du désarmement chimique"

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Siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, aux Pays-Bas.
Siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, aux Pays-Bas.

On attendait Malala, le médecin congolais Denis Mukwege ou encore le militant bélarusse Ales Bialiatski, et c'est finalement à une institution, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), que l'Académie Nobel a décerné son prix pour la paix 2013. Une surprise ? Pas tout à fait. L'organisation est sortie cette année du relatif anonymat dans lequel elle évoluait depuis 1996 à la faveur du conflit syrien. C'est en effet l'OIAC qui est chargée de superviser depuis septembre la destruction de l'arsenal chimique syrien, promise par Bachar el-Assad.

Spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique, Olivier Lepick explique au Point.fr pourquoi le choix de récompenser le "gendarme des armes chimiques" est on ne peut plus logique.

Le Point.fr : L'attribution du Nobel de la paix à l'OAIC est-elle à vos yeux une surprise ?

Olivier Lepick : Ce n'est pas étonnant. À mon sens, l'Académie Nobel a voulu célébrer un travail remarquable qui s'est fait dans l'anonymat ou du moins à l'abri de l'intérêt des médias depuis 1996. L'OIAC, c'est aujourd'hui 189 États. Cette instance, basée à La Haye aux Pays-Bas, est le pendant chimique de l'Agence internationale de l'énergie atomique. L'arbre syrien ne doit pas cacher la forêt du désarmement, l'arme chimique est en train de disparaître de la surface de la terre aux termes d'un texte particulièrement novateur, le traité de Paris, signé en...

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