Prix des médicaments : la guerre est déclarée

le , mis à jour à 06:55
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Prix des médicaments : la guerre est déclarée
Prix des médicaments : la guerre est déclarée

Face à l'envolée du prix de certains médicaments innovants, La contre-attaque s'organise. Cette semaine, la bataille se déplace sur le plan juridique. Demain et mercredi à Munich (Allemagne), où siège l'Office européen des brevets, Médecins du monde va en effet réclamer l'annulation du brevet du Sovaldi — un traitement contre l'hépatite C qui coûte 41 001 € par patient — détenu par l'Américain Gilead. La décision est attendue mercredi.

 

Vendredi dernier, c'est à l'occasion d'un débat consacré au prix des médicaments que cette offensive s'est affichée au grand jour, lors de la convention CHAM. Initiée par le professeur Guy Vallancien, cette manifestation a réuni durant deux jours plus de 500 acteurs et décideurs du secteur à Chamonix (Haute-Savoie) autour du thème de « L'argent de la santé ».

 

C'est la nouvelle présidente du collège de la Haute Autorité de santé (HAS, institution chargée d'évaluer les médicaments et habituellement discrète) qui a lancé les hostilités. Face au représentant du Leem, organisme fédérant l'industrie du médicament, le professeur Agnès Buzin s'est appliquée à dénoncer les nouvelles pratiques de certains laboratoires pour accroître leurs profits.

 

Un nouveau modèle de fixation des tarifs en réflexion

 

En 2005, a-t-elle rappelé, un nouvel anticancéreux apparaît — l'Avastin — et son fabricant, Roche, réclame 50 000 $ (44 500 €) par traitement. Un prix élevé pour un gain de trois mois d'espérance de vie. « Six ans plus tard, poursuit Agnès Buzin, arrive un autre anticancéreux, Yervoy. Le fabricant, BMS, réclame 120 000 $ (105 000 €). Je ne peux pas croire, ironise-t-elle, que les coûts de recherche et développement ont été multipliés par 2,5 en six ans... »

 

La présidente de la HAS, ex-présidente de l'Institut du cancer, dénonce par ailleurs un nouveau modèle de développement des labos avec les anticancéreux. ...

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  • moinesol il y a 2 mois

    la question n'est pas le prix du médicament mais la marge associée à ce médicament. Les bénéfices doivent être proportionnés dans certaines mesures au delà d'un certain rendement du capital il s'agit d'un abus de monopole de fait. Ensuite, les médicaments s'appuient sur de la recherche publique, il est donc normal que la recherche publique associé à ces réussites trouve aussi un part de ces bénéfices exorbitants.