Prix de l'immobilier : la fracture entre grandes villes et zones rurales

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MeilleursAgents observe l'évolution très inégale des prix de l'immobilier entre les grandes villes et les zones rurales depuis 10 ans. (crédit : Adobe Stock)
MeilleursAgents observe l'évolution très inégale des prix de l'immobilier entre les grandes villes et les zones rurales depuis 10 ans. (crédit : Adobe Stock)

Les prix de l’immobilier ont connu une pause en France au mois de septembre, sauf à Bordeaux où la progression se poursuit. Prenant du recul, MeilleursAgents observe l’évolution très inégale des prix de l’immobilier entre les grandes villes et les zones rurales depuis 10 ans.

Après un premier semestre 2017 où les prix de l’immobilier des grandes villes de France ont flambé, l’accalmie s’est dessinée à la rentrée. Selon le baromètre mensuel de MeilleursAgents, les prix seraient restés globalement stables en septembre à Paris (+0,1%) et à Lyon (-0,2%), et auraient même connu une baisse assez significative à Marseille (-0,7%) et Strasbourg (-0,8%).

Seule Bordeaux a poursuivi sa course folle avec une hausse de 0,7% de ses prix immobiliers en septembre, amenant désormais la hausse du foncier bordelais à 13% depuis le début de l’année et 15,6% sur 12 mois.

En comparaison, les prix de l’immobilier parisien progressent de 5,9% depuis le début de l’année et de 7,7% sur 12 mois.

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Selon le baromètre mensuel de MeilleursAgents, les prix seraient restés globalement stables en septembre à Paris (+0,1%) et à Lyon (-0,2%), et auraient même connu une baisse assez significative à Marseille (-0,7%) et Strasbourg (-0,8%).

«Alors que ces derniers mois, la faiblesse des taux d’intérêt était vue comme une aubaine dont il fallait tirer parti au plus vite, elle est aujourd’hui considérée, à tort ou à raison, comme durable. Moins pressés, les acheteurs prennent leur temps, suscitant ainsi un refroidissement léger et probablement temporaire du marché», commente MeilleursAgents dans son communiqué mensuel.

«La situation est simple, les ménages qui devaient acheter en 2017 l’ont déjà fait » résume pour sa part Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents. Ce dernier remarque par ailleurs que « L’évolution des prix depuis 18 mois reflète plus l’évolution des taux qu’une augmentation réelle de la demande». Les "indicateurs de tension immobilière", qui rapportent le nombre d’acheteurs au nombre de bien mis en vente, restent en effet stables à des niveaux toujours bas.

Les zones rurales, exclues de la reprise des prix

Pour la première fois, MeilleursAgents publie également ce mois-ci un indicateur de l’évolution des prix de l’immobilier en zone rurales. Les chiffres sont sans appel : la hausse des prix de l’immobilier depuis le début de l’année s’est concentrée dans les grandes villes tandis que les zones rurales restent toujours exclues de ce mouvement.

Les prix ont baissé de 14% sur 10 ans en zone rurale alors qu'ils gagnaient 21% pour les 10 plus grandes villes d
Les prix ont baissé de 14% sur 10 ans en zone rurale alors qu'ils gagnaient 21% pour les 10 plus grandes villes de France».

«Les tendances présentées dans ce tableau dévoilent d’importants contrastes entre d’une part la forte dynamique du marché immobilier des grandes métropoles et d’autre part celle beaucoup plus faible des campagnes en déclin économique», commente le site d’informations immobilières.

Creusant le sujet, MeilleursAgents note enfin que «l’analyse sur une période de 10 ans montre bien ce décalage avec en particulier des régions qui ne se sont jamais réellement remises de la crise : -14% sur 10 ans en zone rurale et +21% pour les 10 plus grandes villes de France».

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