Prix de l'habitation : les prix inaccessibles sont liés à la pénurie de logements

le
0
(lerevenu.com) - Le FMI a tout récemment mis en garde contre l'éclatement d'une bulle immobilière au niveau mondial. La faute en incomberait à la dette, qui est devenue trop bon marché et trop facile à obtenir, et entretient une exubérance irrationnelle sur le marché immobilier.  Il a été tentant d'en tirer la conclusion que les taux d'intérêt étaient trop bas, et qu'il fallait être plus restrictif dans la distribution du crédit.

Ceci a rejoint une démarche plus instinctive : parce que, au moins en France et au moins à Paris, les prix de l'immobilier sont devenus prohibitifs, bon nombre d'acteurs pensent qu'il faut qu'ils baissent et que tout ce qui refroidira la demande permettra de le faire et sera donc bienvenu.  A nouveau, il est alors tentant de penser que si la hausse n'est due qu'à l'allongement de la dette et à la baisse des taux, il suffit de revenir sur ces facilités pour que miraculeusement les prix baissent.
Il apparait dorénavant nécessaire de reconstruire une réflexion argumentée face à ces idées qui restent assez approximatives, même si elles se cachent derrière les apparences de la rationalité et de la modélisation.
D'abord et en tout premier lieu,  il faut rappeler que l'on évoque ici l'immobilier d'habitation, non l'immobilier commercial. Dans ce dernier cas, il n'y a pas de dette trop aisée, bien au contraire. Il n'y a pas de taux trop bas, les taux se construisant exactement

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant