Prix Albert Londres : le jury renonce au Maroc après l'expulsion de journalistes français

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Prix Albert Londres : le jury renonce au Maroc après l'expulsion de journalistes français
Prix Albert Londres : le jury renonce au Maroc après l'expulsion de journalistes français

Le jury Albert-Londres renonce à se rendre au Maroc pour la cérémonie de remise du prix, prévue le 9 mai à Tanger. Cette décision a été prise par l'association Albert Londres afin de protester contre la récente expulsion manu militari de journalistes français du Maroc.

Dans un communiqué, l'association estime que «les conditions -précaires- de la liberté de la presse dans le Royaume sont de notoriété publique et le prix Albert Londres ne comptait certes pas les passer sous silence». Pour l'association, qui remet chaque année le prix le plus prestigieux de la presse française, «cette volonté systématique d'obstruction au travail d'enquête de journalistes courageux et intègres fait preuve d'un irrespect total à l'égard d'un métier et de valeurs que nous défendons».

«Le Prix Albert Londres ne peut pas laisser planer le doute d'une quelconque indulgence pour des pratiques contraires à notre éthique, encore moins d'une connivence avec des autorités qui ordonnent ou laissent faire, ajoute le communiqué. En conséquence, l'association a décidé d'annuler son projet d'édition 2015 au Maroc».

Le Prix sera remis dans une autre ville étrangère

L'expulsion de Jean-Louis Perez et Pierre Chautard, de l'Agence Premières Lignes, qui réalisaient un documentaire pour France 3 sur l'économie du Maroc, fait suite à des problèmes similaires subis par des confrères de France24 en janvier à Rabat. Les deux journalistes ont été arrêtés le 15 février au soir, également à Rabat, dans les locaux de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), où ils réalisaient une interview. «Ils ont été mis dans un avion pour Paris. On leur a rendu leur passeport à la dernière minute. En revanche, les autorités marocaines ont gardé tout leur matériel : leurs caméras, leurs ordinateurs et leurs téléphones portables également», a déclaré Benoît Bringer, rédacteur en chef de Premières Lignes.

Le 77e Prix ...

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