Privatisation des aéroports de Nice, Lyon lancée prochainement

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    * Les repreneurs désignés fin juillet début août 
    * Plusieurs groupes et fonds d'investissement intéressés 
    * L'opération pourrait rapporter jusqu'à 1,5 milliards 
d'euros 
 
 (Avec détails supplémentaires, contexte) 
    PARIS, 2 mars (Reuters) - Le processus de privatisation des 
aéroports de Nice-Côte d'Azur et Lyon sera lancé en début de 
semaine prochaine et le choix des repreneurs interviendra fin 
juillet ou début août, a-t-on appris mercredi de source proche 
du ministère de l'Economie. 
    Le cahier des charges sera publié au début de la semaine au 
Journal Officiel, a-t-on indiqué après que le ministre de 
l'Economie Emmanuel Macron a reçu successivement mardi et 
mercredi les responsables locaux et des chambres de commerce des 
deux villes. 
    L'Etat s'est déjà désengagé en 2014 de l'aéroport de 
Toulouse et la cession de ses participations de 60% dans ceux de 
Nice et Lyon pourrait lui rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros 
 . 
    Le calendrier "indicatif" pour le processus prévoit une 
remise des candidatures autour de la semaine du 20 mars, puis 
des offres indicatives dans la semaine du 25 avril. 
    Les offres fermes sont attendues courant juin et des offres 
finales, en cas d'éventuel "troisième tour", début juillet. 
    La décision finale est prévue fin juillet/début août après 
consultation des collectivités locales. 
    De nombreux groupes et fonds d'investissement spécialisés 
dans les infrastructures ont d'ores et déjà manifesté leur 
souhait de participer aux enchères pour l'un et/ou l'autre des 
deux aéroports, l'italien Atlantia, l'australien Macquarie, 
l'espagnol Ferrovial ou le français Vinci  . 
     
    MINORITÉ DE BLOCAGE 
    Les discussions entre le gouvernement et les collectivités 
ont permis un accord sur l'instauration d'une minorité de 
blocage au sein des futurs conseils de surveillance des deux 
aéroports sur un certain de nombre de décisions.  
    C'est le cas du respect des accords passés avec ces mêmes 
collectivités, la concertation avec les riverains et les 
engagements environnementaux.    
    Les deux parties sont aussi tombées d'accord sur la création 
de comités de suivi des engagements pris par les repreneurs. 
    L'Etat a proposé en revanche une analyse juridique 
complémentaire face au souhait des actionnaires locaux de Nice 
et de Lyon d'obliger les repreneurs des deux aéroports à 
conserver leurs titres pendant dix ans pour l'un et sept ans 
pour l'autre, alors que la jurisprudence européenne prévoit de 
limiter ce genre de "lock-up" à cinq ans. 
    Les collectivités des deux villes ont également demandé des 
fréquences aériennes supplémentaires.  
    La décision reviendra à la Direction générale de l'aviation 
civile, représentée aux deux réunions, mais le ministre de 
l'Economie a estimé qu'il était de l'intérêt de l'Etat et des 
actionnaires locaux qu'il y ait des ouvertures de lignes, a-t-on 
rapporté de source proche du ministère. 
    Les élus locaux ont enfin réclamé un "retour sur 
investissement" dans le cadre des contrats de plan Etat-Régions 
du produit de cession que l'Etat engrangera, Emmanuel Macron 
leur répondant que la question n'était pas de sa compétence et 
qu'il en référerait au Premier ministre Manuel Valls. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • M4098497 il y a 9 mois

    Et si on vendait Notre dame des Landes à l'état de projet aux chinois ? Pas de dédit à payer, pas responsable des travaux.

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