Prison requise contre l'ex-président de l'université de Toulon

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3 ANS DE PRISON DONT 18 FERMES REQUIS CONTRE L'EX-PRÉSIDENT DE L'UNIVERSITÉ DE TOULON
3 ANS DE PRISON DONT 18 FERMES REQUIS CONTRE L'EX-PRÉSIDENT DE L'UNIVERSITÉ DE TOULON

MARSEILLE (Reuters) - Le parquet de Marseille a requis jeudi trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, ainsi que 20.000 euros d’amende à l’encontre de l'ancien président de l’université Sud-Toulon-Var poursuivi pour des faits présumés de corruption en échange de l'admission d'étudiants chinois.

Il a également réclamé une peine de cinq ans d’interdiction d’exercer dans toute fonction publique à l’encontre de Laroussi Oueslati, notamment poursuivi pour corruption passive.

Le jugement du tribunal correctionnel de Marseille a été mis en délibéré au 24 février.

La justice soupçonne Laroussi Oueslati et ses cinq co-prévenus d'avoir facilité, entre 2007 et 2009, l’admission d’étudiants chinois qui parlaient à peine le français à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Toulon en échange de sommes pouvant atteindre 2.700 euros par dossier.

Laroussi Oueslati a effectué plus de sept mois de détention provisoire. Il était jugé depuis lundi aux côtés d'un fonctionnaire de l'université et de quatre anciens étudiants chinois. Deux autres, qui ont fui en Chine quand l'affaire a éclaté, font l'objet d'un mandat d'arrêt.

Des peines de 6 à 15 mois avec sursis et de 2.000 à 5.000 euros d’amende ont été requises contre les complices présumés de

Dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, que Reuters a pu consulter, le juge d'instruction estime que Laroussi Oueslati a profité de sa fonction pour accorder indûment des autorisations d'inscription.

Le magistrat fait état de témoignages selon lesquels les candidats chinois avaient "manifestement un niveau de français insuffisant pour suivre des études supérieures", des étudiants "inscrits en dehors de toute voie habituelle et dans des conditions troublantes", selon une cadre de l'IAE.

Les candidatures étaient soumises à une "commission centralisée de validation des études supérieures", créée par Laroussi Oueslati. Cette commission, qui aurait avalisé plus de 300 dossiers pour la seule année 2008, ne s'est jamais réunie.

Les membres désignés, enseignants et chercheurs, ont confirmé l'absence de délibération collective et indiqué aux enquêteurs qu'ils n'avaient que rarement consulté les dossiers des candidats, au demeurant "incomplets".

(Service France, édité par Gérard Bon)

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