Prison pour des salariés de Goodyear : Valls juge la condamnation «lourde»

le
6
Prison pour des salariés de Goodyear : Valls juge la condamnation «lourde»
Prison pour des salariés de Goodyear : Valls juge la condamnation «lourde»

Le Premier ministre Manuel Valls a reconnu jeudi au Sénat que la peine de neuf mois de prison ferme pour des syndicalistes de Goodyear qui avaient séquestré deux dirigeants était «indéniablement lourde». Mais il a aussi estimé qu'il ne fallait pas «basculer dans la violence».

Manuel Valls répondait à une question de la sénatrice communiste Michèle Demessine sur la condamnation mardi de huit ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-nord à neuf mois de prison ferme pour la séquestration durant 30 heures en 2014 de deux cadres dirigeants de l'entreprise. «Cette décision, elle est lourde, indéniablement, mais elle est celle de cette juridiction de première instance (...) il faut la respecter tout en mesurant, et nous le mesurons, le choc pour les syndicalistes condamnés, pour les salariés et leurs familles de cette entreprise», a déclaré le chef du gouvernement.

Depuis deux jours, plusieurs représentants politiques de gauche se sont dits choqués par cette condamnation. «Il n'y aura pas dans notre pays de criminalisation de l'action syndicale et je n'accepte pas le soupçon ou le sous-entendu», a-t-il poursuivi à l'adresse des responsables politiques qui ont critiqué une «justice de classe».

«Tout n'est pas permis»

Lors du procès, les prévenus avaient évoqué «un coup de colère» face à une direction qui «n'apportait aucune réponse» à la «détresse sociale» dans laquelle se trouvaient les salariés de l'entreprise, fermée quelques jours après. «Chacun connaît ici la difficulté de ce dossier Goodyear et peut parfaitement mesurer le désarroi des salariés, il faut toujours maintenir le dialogue et, si possible, ne jamais basculer dans la violence» , a argumenté M. Valls, expliquant vouloir «prendre le temps» de répondre sur cette question.

Insistant sur le fait que «la justice est indépendante» en France, le Premier ministre a rappelé que si «le combat syndical est toujours respectable, le ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ltondu il y a 11 mois

    Comme le boulet à tirer encore jusqu'en 2017 !

  • M7361806 il y a 11 mois

    Il est plus pessimiste pour créer des emplois ,la FRANCE c.r.éve de ses bétises!

  • mucius il y a 11 mois

    La condamnation des vrais amis est toujours lourde.

  • coco123 il y a 11 mois

    on va embauché des migrans a deux euros de l heure

  • M7403983 il y a 11 mois

    Il y a des jours ou Mr Valls ferait mieux de se taire ....

  • mary2776 il y a 11 mois

    il faut dissoudre la CGT mr !