Prison ferme requise dans l'affaire des surriradiés d'Epinal

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PRISON FERME REQUISE EN APPEL DANS L'AFFAIRE DES SURIRRADIÉS D'ÉPINAL
PRISON FERME REQUISE EN APPEL DANS L'AFFAIRE DES SURIRRADIÉS D'ÉPINAL

PARIS (Reuters) - Le parquet général a requis jeudi la confirmation des peines de 18 mois de prison ferme prononcées en 2013 à l'encontre d'un radiophysicien et de deux médecins pour leur responsabilité dans la surirradiation accidentelle de plus de 400 personnes dans un hôpital public d'Epinal (Vosges) de 2001 à 2006.

Douze patients traités pour des cancers de la prostate sont morts à la suite de ces irradiations excessives. Ceux qui ont survécu souffrent de "séquelles invalidantes", a souligné l'avocat général Pierre Darbeda.

"Cette affaire a secoué la communauté des personnels soignants, il y a eu un avant et un après Epinal", a-t-il déclaré jeudi.

"C'est un mélange d'inconscience et d'incompétence qui est à l'origine de l'affaire qui nous occupe aujourd'hui", a-t-il ajouté, soulignant que ce procès n'était ni celui de la radiothérapie ni celui des appareils de radiothérapie.

Les médecins radiothérapeutes Jean-François Sztermer et Michel Aubertel ont été condamnés en janvier 2013 à quatre ans de prison ferme dont 30 mois avec sursis et à 20.000 euros d'amende chacun pour homicides et blessures involontaires ainsi que non-assistance à personne en danger.

Ils ont également été condamnés à une interdiction définitive d'exercer leur profession.

Le parquet général a demandé jeudi la confirmation de cette peine, ainsi que leur condamnation pour complicité de dissimulation de preuves.

Le radiophysicien Joshua Anah a quant à lui été condamné en janvier 2013 à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis, 10.000 euros d'amende et une interdiction d'exercer de 5 ans pour homicides et blessures involontaires et soustraction de preuves. Le parquet général a demandé la confirmation de cette condamnation.

Quatre autres prévenus ont été relaxés en première instance.

Les surdosages de radiothérapie, parfois supérieurs à 20%, avaient deux origines : des défaillances dans le service et des erreurs de paramétrages des appareils ayant touché 24 personnes d'une part, une mauvaise méthode ayant touché environ 400 personnes d'autre part.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • lorant21 le jeudi 11 déc 2014 à 15:50

    Un surdosage "technique" de 20% ne peut pas avoir cet effet. Il y avait forcément une erreur dans la dose demandée par les médecins.