Prison ferme requise contre l'ex-président de l'université de Toulon

le
0
    MARSEILLE, 21 janvier (Reuters) - Le parquet de Marseille a 
requis jeudi trois ans de prison, dont dix-huit mois avec 
sursis, ainsi que 20.000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien 
président de l'université Sud-Toulon-Var  poursuivi pour des 
faits présumés de corruption en échange de l'admission 
d'étudiants chinois. 
    Il a également réclamé une peine de cinq ans d'interdiction 
d'exercer dans toute fonction publique à l'encontre de Laroussi 
Oueslati, notamment poursuivi pour corruption passive. 
    Le jugement du tribunal correctionnel de Marseille a été mis 
en délibéré au 24 février. 
    La justice soupçonne Laroussi Oueslati et ses cinq  
co-prévenus d'avoir facilité, entre 2007 et 2009, l'admission 
d'étudiants chinois qui parlaient à peine le français à 
l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Toulon en 
échange de sommes pouvant atteindre 2.700 euros par dossier. 
    Laroussi Oueslati a effectué plus de sept mois de détention 
provisoire. Il était jugé depuis lundi aux côtés d'un 
fonctionnaire de l'université et de quatre anciens étudiants 
chinois. Deux autres, qui ont fui en Chine quand l'affaire a 
éclaté, font l'objet d'un mandat d'arrêt. 
    Des peines de 6 à 15 mois avec sursis et de 2.000 à 5.000 
euros d'amende ont été requises contre les complices présumés de 
    Dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal 
correctionnel, que Reuters a pu consulter, le juge d'instruction 
estime que Laroussi Oueslati a profité de sa fonction pour 
accorder indûment des autorisations d'inscription. 
    Le magistrat fait état de témoignages selon lesquels les 
candidats chinois avaient "manifestement un niveau de français 
insuffisant pour suivre des études supérieures", des étudiants 
"inscrits en dehors de toute voie habituelle et dans des 
conditions troublantes", selon une cadre de l'IAE. 
    Les candidatures étaient soumises à une "commission 
centralisée de validation des études supérieures", créée par 
Laroussi Oueslati. Cette commission, qui aurait avalisé plus de 
300 dossiers pour la seule année 2008, ne s'est jamais réunie. 
    Les membres désignés, enseignants et chercheurs, ont 
confirmé l'absence de délibération collective et indiqué aux 
enquêteurs qu'ils n'avaient que rarement consulté les dossiers 
des candidats, au demeurant "incomplets". 
 
 (Service France, édité par Gérard Bon) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant