Prison ferme dans l'affaire du Sokalique

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PRISON FERME DANS L'AFFAIRE DU SOKALIQUE
PRISON FERME DANS L'AFFAIRE DU SOKALIQUE

RENNES (Reuters) - Le capitaine et le second de l'Ocean Jasper, un cargo impliqué en 2007 dans le naufrage d'un bateau de pêche, le Sokalique, dont le patron était mort noyé, ont été condamnés mardi à respectivement quatre et trois ans de prison ferme.

Jugés en novembre pour homicide involontaire, délit de fuite et non-assistance à personne en danger, Rafik Agaev et Aziz Mirzoyev, deux Azerbaïdjanais qui ont fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, n'étaient pas présents à l'audience du tribunal de Brest. Le jugement avait été mis en délibéré.

Les deux officiers du cargo ont également été frappés d'une interdiction à vie de commander un navire de commerce.

Mehmet Gomuc, l'armateur turc du cargo immatriculé dans les îles Kiribati, un archipel de l'océan pacifique, a été condamné en tant que représentant des sociétés Onurhan Shipping et Onurhan Denizcilik à payer, solidairement avec le commandant et le second du cargo, une amende de 60.000 euros à la veuve de la victime du naufrage et à ses trois filles.

Six mille euros ont également été alloués au titre du préjudice moral à chacun des cinq rescapés du Sokalique et au fils d'un sixième marin, décédé depuis le naufrage.

Le Sokalique, un caseyeur de 19,5 m immatriculé à Morlaix, qui se trouvait dans les eaux internationales au nord de l'île d'Ouessant, avait été éperonné dans la nuit du 17 août 2207 par l'Ocean Jasper, un vraquier de 81 m de long, avant de couler.

Selon l'enquête, le bateau breton était prioritaire et le cargo aurait dû manoeuvrer pour éviter l'abordage.

Après la collision, les six membres d'équipage du Sokalique prendront place dans un radeau de survie, tandis que le patron du caseyeur, Bernard Jobard, restait à bord pour envoyer des messages de détresse. Il périra noyé.

L'Ocean Jasper a poursuivi sa route sans s'arrêter, ni alerter les secours.

A la suite du naufrage, le président de l'époque, Nicolas Sarkozy, venu assister aux obsèques de Bernard Jobard, s'était engagé à ce qu'un procès se tienne en France et non dans l'état du pavillon du navire, les îles Kirbati, comme le prévoit la réglementation internationale.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

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