Prison en Egypte pour 23 défenseurs du droit de manifester

le
0

LE CAIRE, 26 octobre (Reuters) - Vingt-trois jeunes militants ont été condamnés dimanche en Egypte à trois ans de prison pour avoir manifesté contre la législation interdisant les rassemblements non autorisés, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette loi a été adoptée en 2013 après le renversement par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi à la suite de vastes manifestations. De même, c'est une large contestation populaire dans la rue qui a débouché début 2011 sur la mise à l'écart de l'ancien dirigeant Hosni Moubarak, issu de l'armée. Pour les défenseurs des droits de l'homme, tels l'organisation Amnesty International, cette législation et les arrestations qui en découlent visent à intimider la population et à étouffer toute dissidence après le retour de l'armée aux commandes du pays. Les jeunes militants condamnés dimanche ont été arrêtés en juin. Parmi eux figurent une soeur, prénommée Sanaa, d'Alaa Abdel Fattah, l'un des chefs de file du soulèvement populaire contre Hosni Moubarak, ou encore Yara Sallam, avocate de 28 ans militant au sein de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne. Ils ont aussi été jugés coupables d'entrave à la circulation, de dégradation de biens publics et de recours à la violence "dans le but de terroriser les citoyens". Chacun a en outre reçu une amende 10.000 livres égyptiennes (1.100 euros) et restera sous surveillance policière pendant trois ans à sa sortie de prison. (Maggie Fick; Bertrand Boucey pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant