Prism: l'Europe engage une évaluation du programme de surveillance américain

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Prism: l'Europe engage une évaluation du programme de surveillance américain
Prism: l'Europe engage une évaluation du programme de surveillance américain

Le G29, groupe des Cnil (commission nationale d'informatique et des libertés) européennes, a saisi la Commission européenne et entamé une évaluation indépendante du programme américain de surveillance des données personnelles baptisé Prism. C'est ce qu'a indiqué, hier dans un communiqué, l'instance française chargée des libertés sur internet.

L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), qui supervise Prism, est accusée d'espionner les communications électroniques mondiales échangées sur les services en ligne comme Facebook, Google, Skype dans le cadre de ce programme. Et l'Europe constitue la cible prioritaire de l'espionnage américain. L'affaire a fait grand bruit après les révélations de l'ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, qui s'est réfugié en Russie alors qu'il est sous la menace d'une arrestation par les Etats-Unis.

Le fond de l'affaire? Des données personnelles des citoyens européens sont ainsi transférées et utilisées aux États-Unis sans que les citoyens le sachent ni qu'ils aient de moyens pour se défendre devant des tribunaux américains. Le G29 «considère qu'il lui appartient d'évaluer l'impact exact du programme Prism sur la protection de la vie privée et des données des citoyens européens». Les Cnil européennes se sont donc tournées vers Bruxelles. Le groupe a adressé le 13 août à la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, une demande de «clarifications sur la législation américaine en matière de surveillance des citoyens européens et sur ce programme».

Selon les instances européennes chargées des libertés sur internet, «les législations nationales des États membres doivent également faire l'objet d'un examen plus précis». Viviane Reding avait déjà fait part, mi-juillet, de sa volonté de renforcer la protection des citoyens de l'UE contre l'utilisation de leurs données personnelles aux États-Unis. Elle espère des avancées dès ...

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