Prise de contact "informelle" entre Donald Trump et Shinzo Abe

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    par David Brunnstrom 
    WASHINGTON, 17 novembre (Reuters) - Donald Trump devrait 
profiter ce jeudi de sa première rencontre en tant que président 
élu avec un dirigeant étranger - le Premier ministre japonais, 
Shinzo Abe - pour rassurer les alliés asiatiques de Washington 
que son discours de campagne a inquiétés. 
    Le candidat républicain a en effet paru signer la fin du 
"pivot" asiatique, soit une réorientation la diplomatie 
américaine vers la région Asie-Pacifique, cher à Barack Obama. 
    Abe et Trump doivent se voir dans la journée à New York. 
L'un et l'autre ont à coeur de permettre à leur pays de jouer un 
plus grand rôle dans le concert des nations et veulent contrer 
la Chine tout en améliorant les relations avec Moscou. 
    L'alliance nippo-américaine, a dit Abe avant de quitter 
Tokyo, "est la pierre angulaire de la diplomatie et de la 
sécurité du Japon". "Il ne peut y avoir d'alliance vivante sans 
confiance", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par 
l'agence de presse Kyodo. 
    Les détails de la rencontre, à laquelle le département 
d'Etat n'a pas été associé, restaient flous ce jeudi. Elle été 
décidée la semaine dernière seulement, or Trump et son équipe 
ont été accaparés par la formation du nouvel exécutif qui 
prendra la relève le 20 janvier.   
    A Tokyo, on indiquait mercredi que le lieu et l'heure de 
l'entrevue n'avaient toujours pas été fixés. "Il y a beaucoup de 
confusion", a commenté un membre de l'administration japonaise.  
    Le New York Times écrit jeudi qu'Abe sera reçu par le futur 
45e président des Etats-Unis dans sa Trump Tower, à Manhattan, 
mais ne précise pas l'heure de leur entretien. 
    De son côté, Kellyanne Conway, l'ex-directrice de l'équipe 
de campagne du candidat républicain, a souligné jeudi matin que 
cette réunion serait "informelle", Donald Trump n'étant pas 
encore entré en fonction. 
    "Toute conversation plus approfondie sur la politique et les 
relations entre le Japon et les Etats-Unis devra attendre son 
investiture", a ajouté la conseillère du président élu sur CBS. 
    Un conseiller de Donald Trump déclarait cependant mercredi 
que le président élu réaffirmerait à cette occasion son 
engagement en faveur de l'alliance américano-japonaise et de la 
région malgré des propos de campagne qui ont laissé planer le 
doute sur l'appui de Washington. 
    Shinzo Abe souhaite pour sa part nouer une relation de 
confiance avec Donald Trump et prendre la mesure du futur 
président, dont peu au Japon pensaient qu'il serait élu. "La 
priorité numéro un, de loin, c'est d'établir une relation 
personnelle plutôt que de parler de points précis de 
géopolitique", disait un responsable japonais au fait des 
préparatifs de la rencontre.   
 
 (avec Linda Sieg à Tokyo, Doina Chiacu et Susan Heavey à 
Washington et Emily Stephenson à New York; Eric Faye, 
Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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