Printemps arabe: «Il n'y a pas de retour en arrière possible»

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INTERVIEW - Professeur d'histoire à l'université Paris-I Panthéon Sorbonne et enseignant à l'EHESS, Pascal Ory revient sur ces révolutions qui ébranlent depuis un an le monde arabe.

LE FIGARO.- Il y a un an, le printemps arabe prenait de court les meilleurs spécialistes. Pourquoi n'avoir pas vu venir un tel soubresaut?

Pascal ORY. - Il est vrai que ces révoltes, qui ont démarré en Tunisie pour se propager en Égypte, en Libye ou encore en Syrie, étaient peu prévisibles en apparence. Mais si nous ne les avons pas vues venir, c'est peut-être aussi à cause de notre approche occidentale trop condescendante. De nombreux observateurs occidentaux étaient dans l'idée que ce type de changement était inapproprié aux pays arabes, que les populations n'étaient pas suffisamment mûres. Mais il faut toujours se méfier de ce genre de projection biaisée.

Au terme de «révolution», certains observateurs préfèrent celui de «changement de régime». Lequel est, selon vous, le plus approprié?

Pour moi, ce sont bel et bien des révolutions qu'expérimente aujourd'hui le monde arabe pour la première fois. Dans chaque cas, on fait face à la montée d'un véritable mü/p>...

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