Prince Ali, oui c'est bien lui !

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Prince Ali, oui c'est bien lui !
Prince Ali, oui c'est bien lui !

Soutenu par Platini, Figo et Maradona, il est aujourd'hui la seule alternative du monde libre face à un cinquième mandat de Sepp Blatter. Mais qui est vraiment Ali ben Al-Hussein, le prince de Jordanie ?

On le dit extravagant. La légende orientale lui prête une ménagerie personnelle sans limites, composée de 103 chameaux et chamelles, deux cents singes persans et trente éléphants qui jouent les acrobates. Pourtant, à regarder de près ces yeux bouffis, cette calvitie naissante et ce front glabre, le prince Ali n'est pas du genre à soulever les foules. Ni à dégager les bazars. Son argent, le 43e descendant direct du prophète Mahomet a préféré le dépenser en campagne, discrètement. Profitant des budgets exponentiels de la famille royale jordanienne, le troisième fils de l'ancien roi Hussein a rendu visite à un nombre faramineux de pays ces derniers mois, dans l'espoir secret de détrôner le grand vizir. Efficace, il a scellé les parrainages du Belarus, de Malte, de l'Angleterre, des États-Unis et de la Géorgie pour progressivement pousser Luís Figo et Michael Van Praag, ses concurrents les plus modestes, au désespoir.

"Il connaît parfaitement les rouages des institutions"


Peu connu des médias, le prince Ali se dirigeait encore il y a quelques jours vers une défaite honorable et attendue. Mais le scandale de corruption qui éclabousse la FIFA depuis mercredi a sensiblement rebattu les cartes. D'impossible, sa victoire est désormais devenue improbable. Elle est surtout espérée par le gratin du football mondial, à commencer par Michel Platini, le président de l'UEFA. "J'ai déjà pris position puisque j'ai déjà dit à de nombreuses reprises que la FIFA a besoin d'un nouveau leader, de sang neuf et d'air frais" a expliqué l'ancien meneur de jeu de la Juventus de Turin dans l'Equipe : "J'ai l'intime conviction qu'Ali, que je connais en personne depuis des années, pourrait faire un grand président." Un soutien de poids pour le jeune candidat de 39 ans au CV sans tache, presque propret, dont la fraîcheur tranche avec la sclérose d'une organisation trop longtemps laissée aux mains noueuses de septuagénaires corrompus.

Si Ali ben Al-Hussein s'impose aujourd'hui comme une alternative crédible, c'est avant tout parce qu'il a "la passion du football chevillée au corps" estime Michel Platini. Ainsi qu'une vraie légitimité dans son parcours : "Il est président d'une Fédération nationale depuis une quinzaine d'années, il a été membre du comité exécutif de sa confédération, puis vice-président de la FIFA. Il connaît donc…




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