Prime relevée de E800 pour les instituteurs à la rentrée-Valls

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    PARIS, 3 mai (Reuters) - Manuel Valls a annoncé mardi la 
hausse de 800 euros à la rentrée prochaine d'une prime annuelle 
pour les professeurs des écoles afin de combler l'écart avec 
leurs collègues du secondaire.  
    Le Premier ministre a immédiatement balayé les accusations 
de "clientélisme", à un an d'élections présidentielle et 
législatives qui s'annoncent difficiles pour la gauche. 
    Après l'instauration d'une prime de 400 euros en 2013, "nous 
avons décidé d'aligner (...) cette indemnité sur celle des 
enseignants du second degré, c'est-à-dire 1.200 euros par an, 
dès la rentrée prochaine, dès la rentrée 2016", a-t-il dit à 
l'adresse des quelque 330.000 professeurs des écoles.  
    Lors des "Journées de la refondation de l'Ecole de la 
République", censées tirer un bilan de la "loi de refondation" 
de l'éducation de 2013, il a dit prendre cette décision "pour 
des raisons de justice, d'équité" et de reconnaissance du 
travail des enseignants. 
    A l'adresse de ceux qui ne manqueront selon lui pas de 
dénoncer du "clientélisme", le chef du gouvernement a déclaré : 
"Quelle étrange vision du service public, quelle drôle de 
considération pour les femmes et les hommes qui s'engagent pour 
notre jeunesse!" 
    "Ce choix que nous faisons nous l'assumons", a-t-il ajouté. 
"Dans un pays qui comme d'autres voit les rémunérations d'un 
certain nombre de patrons d'entreprises (...) exploser, 
augmenter la rémunération, les indemnités des enseignants, c'est 
la moindre des choses." 
    Manuel Valls a multiplié les formules louangeuses, jugeant 
que l'école est "notre bien commun sans doute le plus précieux", 
"au coeur de notre projet de société" et qualifiant les jeunes 
enseignants de "nouveaux hussards de la République". 
    Professeur est "sans doute le plus beau métier qui existe", 
a-t-il insisté.  
    Avant lui lundi, François Hollande avait fait le bilan des 
moyens déployés et des réformes engagées dans l'Education 
nationale depuis son arrivée au pouvoir, appelant de ses voeux 
un retour de la confiance dans l'école républicaine. 
  
 
 (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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